Le Kosovo célèbre son indépendance avant de nouvelles négociations avec la Serbie

Le Kosovo a célébré dimanche (17 février) son cinquième anniversaire depuis sa séparation avec la Serbie. De nombreux drapeaux étaient étendus aux fenêtres, les militaires ont défilé dans les rues et des signes annoncent de plus en plus l’avancée des négociations avec l’UE en vue de régulariser les relations entre les pays voisins des Balkans.

EURACTIV.com / Reuters
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Le Kosovo a célébré dimanche (17 février) son cinquième anniversaire depuis sa séparation avec la Serbie. De nombreux drapeaux étaient étendus aux fenêtres, les militaires ont défilé dans les rues et des signes annoncent de plus en plus l’avancée des négociations avec l’UE en vue de régulariser les relations entre les pays voisins des Balkans.

 

Le Kosovo a déclaré son indépendance en 2008 avec le soutien de puissances occidentales qui ont mené des frappes aériennes avec l'OTAN en 1999 afin d'obtenir le contrôle du territoire du dernier dictateur serbe, Slobodan Miloševi?.

 

Reconnu par près de la moitié des États du monde, mais pas encore membre des Nations unies, le Kosovo fait partie des pays les plus pauvres d'Europe. Son gouvernement est toujours contesté par une minorité de Serbes dans le nord du pays, qui rejettent la sécession.

 

Des diplomates occidentaux ont cependant indiqué que Catherine Ashton, la haute représentante pour les affaires étrangères, a fait à nouveau pression afin de « normaliser les relations » entre Belgrade et Pristina et d'intégrer le nord, ce qui a porté ses fruits.

 

« Nous sommes sérieusement engagés dans la normalisation des relations avec la Serbie », a déclaré Hashim Thaçi, le premier ministre du Kosovo et ancien commandant de la guérilla, à des journalistes. M. Thaçi et son homologue serbe Ivica Da?i?, se rencontreront une nouvelle fois à Bruxelles les 19 et 20 février.

 

« Nous progresserons rapidement vers l'adhésion à l'OTAN, à l'Union européenne, mais également aux Nations unies », a-t-il ajouté.

 

Les drapeaux nationaux de l'Albanie, des États-Unis et du Kosovo s'agitent aux réverbères et aux balcons de la capitale, Pristina.

 

Des membres de la Force de sécurité du Kosovo, une armée embryonnaire, ont défilé dans la ville, où de grandes lettres jaunes indiquant le mot « nouveau-né » avaient été peintes aux couleurs des drapeaux des 98 pays qui ont reconnu le Kosovo jusqu'à présent.

 

La Serbie a indiqué qu'elle n'en ferait jamais de même, alors que son allié russe, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, s'oppose à l’octroi d’un siège au Kosovo au sein des Nations unies.

 

L'UE assure la médiation

 

L'UE fait toutefois pression sur la Serbie afin que cette dernière coopère avec son ancienne province et assouplisse son contrôle sur la partie nord du pays si la demande d'adhésion de Belgrade à l'Union progressait.

 

Alors que la Croatie, ancienne République yougoslave, rejoindra l'UE le 1er juillet, le gouvernement d’Ivica Da?i? a fait preuve d'une plus grande souplesse envers le Kosovo, déterminé à conclure les négociations d'adhésion à l'UE d'ici quelques mois. Le gouvernement a envoyé un signal de stabilité aux investisseurs étrangers dont a vraiment besoin le pays.

 

Les négociations menées par l'UE ont permis de dégager un accord sur l'échange d'officiers de liaison afin d'améliorer la communication et la gestion commune de leurs frontières, dont un régime douanier. Belgrade a également accepté de reconnaître les plaques d'immatriculation, les documents d'identité et les diplômes universitaires du Kosovo.