Le Luxembourg n'enverra pas de troupes en Ukraine
Le Luxembourg dispose de troupes situées sur le flanc oriental de l'OTAN, en Lituanie et en Roumanie, mais un déploiement de forces en Ukraine solliciterait trop leurs capacités, selon la ministre de la Défense Yuriko Backes.
La ministre luxembourgeoise de la Défense, Yuriko Backes, a exclu vendredi 22 août de mettre à disposition des troupes destinées à une « force de réassurance » — un projet visant à garantir la paix après la fin de la guerre actuellement discuté par un certain nombre de pays amis de l’Ukraine.
Le Luxembourg dispose déjà de troupes situées sur le flanc oriental de l’OTAN, en Lituanie et en Roumanie, mais un déploiement de forces en Ukraine solliciterait trop leurs capacités, a estimé la ministre de la Défense à la radio luxembourgeoise 100.7.
« D’autres pays disposent de ressources humaines plus importantes que les nôtres », a ajouté Yuriko Backes, en précisant toutefois que le Luxembourg pourrait apporter un soutien matériel, notamment en matière de transport aérien et de satellites.
En effet, la société luxembourgeoise de satellites SES est l’une des entreprises européennes chargées de fournir le système IRIS2 de l’UE. La constellation de satellites rivaliserait avec Starlink d’Elon Musk, dont l’armée ukrainienne dépend.
Le Grand-Duché n’est pas le seul pays à exclure l’envoi de troupes sur le terrain. En début de semaine dernière, la Grèce a également exclu cette hypothèse, et outre-Atlantique, le président américain Donald Trump a laissé entendre que le soutien de son pays se limiterait probablement à des opérations aériennes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a expliqué le 20 août qu’il espérait connaître la forme que prendraient les garanties de sécurité proposées pour son pays d’ici une semaine à 10 jours, autrement dit à la fin du mois d’août.
Cet article a été rédigé à partir d’un article du Luxembourg Wort, média appartenant, comme Euractiv, au groupe Mediahuis.
(sn)