Le ministre roumain des Affaires étrangères accuse Elon Musk d’ingérence électorale

Les messages publiés sur les réseaux sociaux par Elon Musk en soutien à l’homme politique extrémiste roumain Călin Georgescu peuvent être considérés comme « une forme d’ingérence dans les élections internes d’un autre État », estime le ministre roumain des Affaires étrangères, Emil Hurezeanu.

EURACTIV Roumanie
Romania’s Foreign Minister Emil Hurezeanu visits Chisinau
Le ministre roumain des Affaires étrangères, Emil Hurezeanu, s'exprime lors d'une conférence de presse à Chisinau, en Moldavie, le 31 janvier 2025. [EPA-EFE/STRINGER]

BUCAREST — Les messages publiés sur les réseaux sociaux par Elon Musk en soutien à l’homme politique extrémiste roumain Călin Georgescu peuvent être considérés comme « une forme d’ingérence dans les élections internes d’un autre État », estime le ministre roumain des Affaires étrangères, Emil Hurezeanu.

Bien qu’Elon Musk soit une personnalité très influente proche du président américain Donald Trump, il reste un particulier sans poste officiel au sein de l’administration américaine, a rappelé Emil Hurezeanu dans une interview accordée à Prima TV samedi. Il a ajouté qu’il n’avait ressenti aucune pression explicite de la part des responsables américains pour favoriser Călin Georgescu lors de l’élection présidentielle de mai.

La réaction du ministre fait suite à un article de Bloomberg selon lequel l’administration Trump faisait pression sur la Roumanie pour qu’elle accepte la candidature de Călin Georgescu à l’élection présidentielle de mai. L’article indiquait également qu’Elon Musk avait publié plusieurs messages sur sa plateforme X pour soutenir l’ancien candidat à la présidence roumaine.

Elon Musk est « une personnalité très puissante » qui « joue un rôle important dans la constellation entourant le président Donald Trump », mais il n’est pas une « personnalité officielle », a souligné le ministre roumain des Affaires étrangères.

Les messages d’Elon Musk sont « une forme d’ingérence dans les élections internes d’un autre État », mais, étant donné qu’il est « très influent » et proche du bureau ovale, « nous devons trouver nos propres moyens de défense, d’explication et de mise en contexte », a-t-il souligné.

Călin Georgescu se prépare de son côté à se présenter aux prochaines élections.

Samedi, il a organisé un rassemblement à Bucarest auquel n’ont participé qu’environ 5 000 personnes. Dimanche, cependant, l’homme politique a affirmé qu’il avait réussi à recueillir les 200 000 signatures nécessaires pour soumettre sa candidature.

(sn)