Le Parlement slovaque refuse d’accorder davantage de droits aux personnes LGBTQIA+

Les membres du Conseil national de Slovaquie ont décidé de ne pas soutenir le projet de loi accordant aux couples de même sexe davantage de droits en matière de succession et de consultation de leurs dossiers médicaux. 

EURACTIV Slovaquie
Bratislava,,Slovakia,-,Dec,1,,2019:,Aerial,View,Of,Slovak
Le gouvernement du Premier ministre Eduard Heger, du parti conservateur OĽaNO, a perdu la majorité à la fin de l’été. [Shutterstock/Ventura]

Les membres du Conseil national (parlement) de Slovaquie ont décidé de ne pas soutenir le projet de loi accordant aux couples de même sexe davantage de droits en matière de succession et de consultation de leurs dossiers médicaux.

Cette décision signifie que même la forte pression de l’opinion publique après l’attentat terroriste perpétré la semaine dernière dans un bar queer à Bratislava, qui a coûté la vie à deux personnes, n’a pas suffi au Conseil national pour changer d’avis et adapter leur positionnement.

Le projet de loi n’a recueilli que 50 voix sur les 76 qui étaient nécessaires. La plupart des membres du Conseil national appartenant au groupe le plus important et le plus conservateur, celui des Gens ordinaires et personnalités indépendantes (OĽaNO), étaient convaincus que le projet de loi allait « au-delà du programme du gouvernement ». Ils ont toutefois déclaré qu’ils seraient prêts à rédiger un nouveau texte.

Le leader du parti OL’aNO et ministre des Finances Igor Matovič a par ailleurs écrit un message sur Facebook dans lequel il déclarait : « je suis hétérosexuel »

La Slovaquie n’autorise pas le mariage entre personnes de même sexe ni même les partenariats civils. Le projet de loi présenté au Parlement prévoit la création d’un institut de cohabitation civile, qui accorderait moins de droits que les partenariats civils. Le mariage entre personnes de même sexe est interdit par la Constitution slovaque depuis 2014. 

L’attaque dans un bar queer est la deuxième attaque contre la communauté LGBTQIA+ européenne cette année. La première s’est produite à Oslo en juin et a fait deux morts. En Suède, contrairement à la Slovaquie, tous les responsables politiques et les membres de l’Église ont fermement condamné l’attaque.