Le Portugal en pleine sécheresse va bénéficier d’une aide de l’UE
La ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Maria do Céu Antunes, a signé vendredi (5 mai) l’arrêté reconnaissant une situation de sécheresse dans 40 % de la région méridionale du pays, ce qui permettra également d’activer des mesures de soutien aux agriculteurs, a-t-elle annoncé lundi.
La ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Maria do Céu Antunes, a signé vendredi (5 mai) l’arrêté reconnaissant une situation de sécheresse dans 40 % de la région méridionale du pays. Cela permettra également d’activer des mesures de soutien aux agriculteurs, a-t-elle annoncé lundi.
L’arrêté a été signé vendredi après que le ministère a reçu des données de l’institut météorologique national, IPMA, indiquant « qu’au cours des deux derniers mois, il n’y a pas eu de pluie », qu’il y a eu « trois vagues de chaleur au cours du mois d’avril » et que les « températures moyennes et maximales ont été largement supérieures à la norme ».
« Cela nous permet, avec la Commission européenne, de dire que nous sommes dans une situation de sécheresse », a déclaré Maria do Céu Antunes, à Fundão, où elle a assisté à la vente aux enchères des premières cerises du festival de Fundão 2023 et à la présentation de l’événement visant à promouvoir le fruit.
Selon la ministre, les données techniques ont permis la signature de l’arrêté sécheresse, ce qui permet « d’activer un ensemble de mesures dans le cadre du soutien aux agriculteurs ».
Maria do Céu Antunes a précisé que cette aide peut provenir soit de la demande unique du plan stratégique de la Politique agricole commune (PAC), soit d’un « autre ensemble de mesures » pour lesquelles l’autorisation de Bruxelles est demandée, l’une d’entre elles étant la possibilité d’utiliser les terres en jachère pour le pâturage.
La ministre a admis que « l’on s’attend à ce que la situation s’aggrave » et que le ministère « suivra la situation de très près ».
Maria do Céu Antunes a ajouté que la Commission interministérielle de lutte contre la sécheresse se réunira « chaque fois que cela sera justifié » pour prendre « les mesures nécessaires » s’il est impératif d’étendre la zone couverte par l’état de sécheresse.
Selon la ministre, sur les 65 réservoirs hydroagricoles contrôlés, avec des plans d’urgence approuvés, la saison d’irrigation est garantie pour 60 d’entre eux, grâce aux précipitations de décembre et janvier.
« Nous avons cinq réservoirs avec de graves restrictions, ce qui s’est déjà produit l’année dernière, mais il y a un ensemble d’investissements qui sont faits de manière structurelle, afin que nous puissions améliorer ces réservoirs », a souligné la ministre.
Maria do Céu Antunes a souligné qu’il y avait « quelques obstacles administratifs » pour respecter l’avis spécifique pour la création de trous d’eau. Elle a également expliqué qu’il s’agissait d’un travail réalisé en collaboration avec le ministère de l’Environnement « pour résoudre » la situation et disposer d’un réseau de trous d’eau qui permettrait « une plus grande capacité à accueillir l’eau de pluie qui tombe moins souvent, mais quand elle tombe, c’est en grandes quantités ».