Le PPE appelle l’UE à émettre un mandat d’arrêt international contre Nicolás Maduro
Le Parti populaire européen (PPE) a déposé une résolution appelant les États membres de l’UE à reconnaître le leader de l’opposition au Venezuela Edmundo González Urrutia comme président légitime du pays.
Le plus grand groupe du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), a déposé une résolution appelant les États membres de l’Union européenne (UE) à reconnaître le leader de l’opposition du Venezuela Edmundo González Urrutia comme le président légitime du pays, et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’il prenne ses fonctions en janvier 2025.
Le PPE, dirigé par l’Allemand Manfred Weber, a enregistré la résolution, dont EFE a pris connaissance vendredi 13 septembre.
L’UE et ses États membres doivent « demander un mandat d’arrêt international contre Nicolás Maduro pour crimes contre l’humanité pour toutes les graves violations des droits humains qu’il a commises », peut-on lire dans la résolution.
Les États membres de l’UE doivent appliquer des sanctions ciblées contre Nicolás Maduro et ses proches, leurs familles et tous ceux qui sont responsables des violations des droits humains au Venezuela, ajoute le PPE dans la résolution.
Le Parlement européen devrait débattre de la crise au Venezuela mardi 17 septembre, à l’initiative du PPE, des Socialistes et Démocrates européens (S&D), du groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe et du groupe libéral Renew Europe. Une résolution sur le Venezuela devrait être votée jeudi.
Les tensions entre l’Espagne et le Venezuela sont à leur comble depuis que le parlement espagnol — à l’exception du PSOE et de Sumar, les principales forces du gouvernement de gauche — a approuvé mercredi 11 septembre une proposition non contraignante demandant à Madrid de reconnaître officiellement la victoire du candidat de l’opposition Edmundo González Urrutia.
Après que la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (PSOE/S&D), a qualifié le régime de Nicolás Maduro de « dictature » jeudi dernier, le plus haut diplomate de l’UE, Josep Borrell, a qualifié dimanche 15 septembre le régime vénézuélien actuel de « dictatorial » et d’« autoritaire ».
[Édité par Anna Martino]