Le "programme communautaire de Lisbonne" comprendra huit mesures clés [FR]
Le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, a présenté le "programme communautaire de Lisbonne", par lequel l'exécutif européen entend compléter les plans d'action nationaux pour la croissance et l'emploi que les Etats membres doivent avoir finalisés avant le mois d'octobre prochain.
Le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, a présenté le « programme communautaire de Lisbonne », par lequel l’exécutif européen entend compléter les plans d’action nationaux pour la croissance et l’emploi que les Etats membres doivent avoir finalisés avant le mois d’octobre prochain.
Le « programme communautaire de Lisbonne » comprend un total de 50 mesures et propositions (initiatives dans le domaine réglementaire, instruments financiers, propositions politiques, etc.) destinées à stimuler la croissance et à favoriser la création d’emplois au niveau européen.
La Commission, dont le programme ne contient aucune proposition véritablement nouvelle, entend notamment se concentrer sur « huit mesures clés […] présentant une valeur ajoutée européenne élevée » :
- soutien à la connaissance et à l’innovation en Europe ;
- réforme de la politique des aides publiques ;
- amélioration et simplification du cadre réglementaire dans lequel fonctionnent les entreprises ;
- achèvement du marché intérieur des services ;
- conclusion d’un accord ambitieux dans le cycle de Doha ;
- levée des obstacles à la mobilité des personnes, des travailleurs et des diplômés ;
- élaboration d’une approche commune des migrations économiques ;
- soutien aux efforts de traitement des conséquences sociales de la restructuration économique.
Commentant le « nouveau » programme présenté par M. Verheugen, le Parti socialiste européen (PSE) a fait part de sa déception devant le « manque d’idées » affiché par la Commission pour stimuler la demande. Le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, a déclaré : « L’Europe a désespérément besoin de croissance et de nouveaux emplois, mais la Commission ne parviendra pas à obtenir ceci sans investissements. Les réformes menées en Europe doivent être accompagnées par des investissements publics et privés », a souligné M. Rasmussen.