Le Royaume-Uni envisage de participer à la première réunion de la communauté politique européenne

Le Royaume-Uni envisage de participer à la première réunion des pays qui pourraient faire partie du projet de « communauté politique européenne » présenté par le président français Emmanuel Macron plus tôt dans l’année.

EURACTIV.com
British Prime Minister Truss leaves Downing Street to pay tributes to Queen Elizabeth II
Le sommet de Prague devrait en effet se tenir le 6 octobre, le dernier jour de la conférence annuelle du parti conservateur à Birmingham, qui sera la première occasion pour la nouvelle Première ministre Liz Truss de présenter les priorités de son gouvernement. [[EPA-EFE/TOLGA AKMEN]]

Le Royaume-Uni envisage de participer à la première réunion des pays qui pourraient faire partie du projet de « communauté politique européenne » présenté par le président français Emmanuel Macron plus tôt dans l’année.

Le ministre tchèque des Affaires européennes, Mikuláš Bek, dont le pays assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE, a déclaré que le Royaume-Uni sera invité à cette première réunion aux côtés de représentants d’Israël et des États des Balkans occidentaux. Cette première réunion aura lieu le mois prochain à Prague.

Le sommet de Prague devrait en effet se tenir le 6 octobre, le dernier jour de la conférence annuelle du parti conservateur à Birmingham, qui sera la première occasion pour la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss de présenter les priorités de son gouvernement.

La Turquie, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, la Moldavie, la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan devraient également être invités à ce sommet.

L’idée d’un forum politique réunissant des pays non-membres de l’UE mais partageant les valeurs de cette dernière sur le plan commercial, politique et de l’État de droit, a été évoquée plus tôt cette année par le président français Emmanuel Macron. Mme Truss avait initialement exclu toute participation du Royaume-Uni, bien que son prédécesseur Boris Johnson ait pour sa part exprimé un certain enthousiasme à cet égard.

Les responsables britanniques cherchent à obtenir l’assurance que le forum ne sera pas dominé par les institutions et les dirigeants politiques de l’UE.

Un accord commercial avec les États-Unis ne sera pas conclu avant plusieurs années, a reconnu Mme Truss lundi (19 septembre).

Alors qu’elle se rendait à New York, où elle devait tenir des réunions bilatérales avec le président américain Joe Biden et les dirigeants de l’UE et assister à l’Assemblée générale des Nations unies, Mme Truss a confié aux journalistes qu’« il n’y a actuellement aucune négociation en cours avec les États-Unis et je ne m’attends pas à ce qu’elles commencent à court ou moyen terme ».

Un pacte commercial avec les États-Unis a toujours été présenté comme un exemple de la manière dont le Royaume-Uni devrait réorganiser ses relations commerciales après sa sortie de l’UE. Les États-Unis sont actuellement le cinquième marché d’exportation du Royaume-Uni.

Mme Truss a été rapidement promue après le référendum sur le Brexit en juin 2016 et a été chargée de négocier des accords commerciaux post-Brexit entre le Royaume-Uni et des pays tiers entre 2019 et 2021. Il s’agit notamment d’accords avec la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Australie et toutes d’anciennes colonies britanniques.

Cependant, l’élan en faveur d’un accord entre le Royaume-Uni et les États-Unis s’est dissipé depuis que Joe Biden a battu Donald Trump dans la course à la présidence en novembre 2020, ce qui a amené les responsables britanniques à concéder qu’il ne s’agit plus d’une priorité à Washington, M. Trump ayant promis un pacte commercial ambitieux avec Londres.