Le Royaume-Uni mise sur le nucléaire, le solaire thermique et l’éolien
Le gouvernement vient de déposer devant le Parlement britannique une nouvelle stratégie énergétique évaluée à 100 milliards de Livres.
Le gouvernement vient de déposer devant le Parlement britannique une nouvelle stratégie énergétique évaluée à 100 milliards de Livres.
La stratégie énergétique du Royaume-Uni déposée, jeudi 23 juin, devant les Chambres britanniques a beau marquer le début du round des négociations, elle incarne déjà un aboutissement. Celui de près d’une dizaine d’années discussions entre membres du gouvernement et députés sur la formule adéquate à trouver pour équilibrer le poids des différentes sources énergétiques approvisionnant le pays.
L’enjeu est important puisqu’il s’agit pour le Royaume-Uni d’opter pour une consommation qui s’accorde avec ses engagements de réduire de 3/4 ses émissions de CO2 d’ici à 2050.
Ce travail d’alchimiste conjugue finalement les énergies thermiques, nucléaires et éoliennes pour faire du marché énergétique anglais « un marché compétitif, attractif aux yeux des investisseurs et avec une forte efficacité énergétique », selon les mots du ministre de l’Energie, Charles Hendry.
3 sources
Le pays mise tout d’abord sur le nucléaire. Il représente actuellement 20% de son approvisionnement total en énergie et inclus 19 réacteurs en activité. Mais le parc doit être rénové en urgence. Selon le ministère en charge de l’énergie et du climat (DECC, selon l’acronyme anglais), compte tenu de la vétusté des centrales nucléaire, « un quart (…) doit fermer d’ici 2018 ».
Il est donc urgent de mettre en chantier des centrales faiblement émettrices de gaz carbonique. Londres veut augmenter le poids de cette source d’énergie en renforçant sa production actuelle de 22 000 MW à 59 000 MW en 2025.
Le gouvernement a déjà choisi huit nouveaux sites de centrales : Bradwell, Hartlepool, Heysham, Hinkley Point, Oldbury, Sizewell, Wylfa et, Sellafield. Mais le nombre de réacteurs n’est pas encore arrêté. Quoiqu’il en soit, le Royaume-Uni s’attend à avoir de nouvelles centrales nucléaires d’ici à 2025, peut-on lire dans le communiqué de presse.
Captage et stockage de CO2
Londres prévoit également de favoriser la construction de centrales thermiques dotées de systèmes de captage et stockage de CO2 (CSC). Leur nombre n’est pas connu. Il dépendra, explique le DECC, des réacteurs qui seront finalement mis en service. Mais aussi de l’aide publique que Londres pourra mobiliser pour financer le surcoût que représente une installation de CSC.
33 000 MW d’énergie éolienne devront également être développés d’ici 10 ans, pour remplir l’objectif de 20% d’énergies renouvelables en 2020, a également estimé le secrétaire d’État à l’Energie et au changement climatique Chris Huhne.
Le Royaume-Uni devrait également diminuer sa consommation d’énergie issue du charbon. En 2010, elle représentait encore près de 35% de son approvisionnement total. Mais la nouvelle stratégie ne contient aucun élément à ce sujet.