Le secteur de la biomasse est le principal employeur dans le domaine des énergies renouvelables dans l’UE

Le nombre de travailleurs du secteur des énergies renouvelables dans le monde est passé de 12 millions en 2020 à 12,7 millions en 2021. C’est ce que révèle un rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

EURACTIV.com
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Un nouveau record mondial a été enregistré en 2021, avec 132,8 GW d’installations de capacité solaire photovoltaïque, contre 125,6 GW en 2020. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/g/Kletr" target="_blank" rel="noopener">Shutterstock / Kletr</a>]

Le nombre de travailleurs du secteur des énergies renouvelables dans le monde est passé de 12 millions en 2020 à 12,7 millions en 2021. C’est ce que révèle un rapport publié aujourd’hui (22 septembre) par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Le bilan annuel de l’IRENA sur les emplois dans le secteur des énergies renouvelables (EnR), élaboré en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), montre qu’un nombre croissant de pays créent des emplois dans ce secteur.

Près des deux tiers de tous les emplois liés aux EnR sont concentrés en Asie, la Chine représentant à elle seule 42% du total mondial. Elle est suivie par l’Union européenne et le Brésil avec 10% chacun, et les États-Unis et l’Inde avec 7 % chacun.

« Face à de nombreux défis, les emplois dans le secteur des EnR demeurent résilients, et il a été prouvé qu’ils constituent un moteur fiable de création d’emplois », a déclaré Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA.

132 GW installés en 2021

Un nouveau record mondial a été enregistré en 2021, avec 132,8 GW d’installations de capacité solaire photovoltaïque, contre 125,6 GW en 2020.

Si l’énergie solaire apparaît comme le secteur à la croissance la plus rapide au niveau mondial, avec 4, 3 millions d’emplois en 2021, plus d’un tiers de la main-d’œuvre mondiale actuelle dans le domaine des EnR se trouve en Chine, qui est le premier fabricant et installateur de panneaux photovoltaïques au monde.

En 2021, la Chine représentait 53 GW (40 %), suivie par les États-Unis, l’Inde et le Brésil, qui ont tous établi de nouveaux records annuels.

L’Allemagne, le Japon, la République de Corée, l’Espagne et les Pays-Bas ont été les suivants d’installations solaires photovoltaïques, mais tous n’ont pas réussi à dépasser leurs volumes records.

Priorité à l’UE

Les États membres de l’Union européenne représentent un total de 1,2 million d’emplois dans le domaine des EnR.

Ici, le secteur de la bioénergie est le plus gros employeur du continent. La biomasse solide est en tête du classement, avec environ 314  000 emplois, suivie par l’énergie éolienne avec environ 298  000 emplois et 235  000 dans l’industrie solaire.

La biomasse représente actuellement près de 60% de l’ensemble des EnR européennes. C’est plus que l’éolien et le solaire réunis, si l’on en croit les statistiques de l’UE.

L’Europe représente environ 40 % de la production mondiale d’éoliennes et reste le principal exportateur d’équipements éoliens, bien que la production de divers composants soit, dans une certaine mesure, délocalisée dans d’autres régions du monde en réponse à la demande locale croissante et aux prescriptions relatives à la teneur en éléments locaux.

Dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque, l’Union européenne a ajouté environ 21,4 GW en 2021. La Pologne est l’État qui emploie le plus dans le secteur de l’énergie solaire sur le continent (57 600). Les autres États en tête sont l’Allemagne (51 300 emplois), l’Espagne (31 500), les Pays-Bas (20 100), l’Ukraine (17 800), la France (17 600) et l’Italie (15 000).

Une transition juste

Le développement de la main-d’œuvre est essentiel pour assurer la réussite de la transition énergétique, insiste le rapport.

Cette question doit être abordée dans un large éventail de domaines, notamment la politique industrielle, l’éducation et la formation professionnelle, le marché du travail et les mesures de sécurité sociale, les stratégies de diversité et d’inclusion, ainsi que les mesures de redynamisation régionale, peut-on lire dans le rapport.

Les obstacles structurels jouent également un rôle, comme la lutte contre la dépendance à l’égard des combustibles fossiles et la structure des échanges de produits de base et de technologies.

« Au-delà des chiffres, on s’intéresse de plus en plus à la qualité des emplois et aux conditions de travail dans les EnR, afin de garantir un emploi décent et productif », a déclaré le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Guy Ryder.

« La part croissante des femmes dans l’emploi suggère que des politiques et des formations adaptées peuvent augmenter de manière significative la présence des femmes dans les professions liées aux EnR, l’inclusion et, en fin de compte, une transition juste pour tous », a-t-il ajouté.