Le Sénat soutient le programme «Erasmus pour tous»

Les élus de la commission éducation et culture ont donné un avis positif sur la proposition de règlement de la Commission, qui vise à favoriser la mobilité des Européens.

EURACTIV.fr
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Les élus de la commission éducation et culture ont donné un avis positif sur la proposition de règlement de la Commission, qui vise à favoriser la mobilité des Européens.

Les bénéficiaires du programme Erasmus doivent augmenter. C’est l’essentiel de la résolution approuvée par les sénateurs de la commission éducation et culture mercredi 4 avril au sujet du projet de règlement présenté par la Commission européenne en novembre 2011. 

Plus de mobilité pour les Européens

Bruxelles suggère de réunir les programmes déjà existants comme Erasmus (pour l’enseignement supérieur), ou Leonardo da Vinci (pour la formation professionnelle) dans un « Erasmus pour tous ». Ce dernier s’adresserait aux étudiants, mais aussi aux écoliers et aux professionnels.

Un nouveau mécanisme de garantie de prêt, « Erasmus Master », serait aussi instauré. Ce système pourrait profiter à 330 000 étudiants en second cycle universitaire. Aujourd’hui, la moyenne des bourses Erasmus se situe autour de 250 euros par mois seulement.  

Des moyens financiers nécessaires  

La proposition a déjà été largement approuvée par la commission des Affaires européennes du Sénat en mars 2012. Elle a estimé que ce programme unique pouvait « contribuer à répondre aux défis économiques actuels » et a très bien accueilli l’idée des prêts « Erasmus Master ».

Lors de la présentation du rapport de Dominique Gillot le 4 avril, la sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin (CRC) s’est dite « favorable » à la proposition d’un label Erasmus unique, mais a proposé de solliciter des organismes bancaires publics qui pourraient octroyer des prêts à taux zéro pour les Européens souhaitant partir à l’étranger.

Tout en soutenant l’initiative, Catherine Morin Dessailly (UCR), s’est étonnée de son côté de la proposition qui nécessitera une augmentation de la participation des États. Elle a rappelé que le Conseil régional de Haute-Normandie auquel elle appartient avait récemment supprimé 1,6 millions d’euros pour la mobilité des étudiants. 

Les pays de l’UE devraient rendre une première position commune le 11 mai. Le vote en commission au Parlement européen aura lieu le 9 octobre.