Les 'amis de la Constitution' veulent un 'maxi-traité' [FR]
Les Etats membres ayant déjà ratifié le traité constitutionnel souhaitent que le texte actuel soit complété et non tronqué, et appellent à 'une proposition ambitieuse'.
Les Etats membres ayant déjà ratifié le traité constitutionnel souhaitent que le texte actuel soit complété et non tronqué, et appellent à ‘une proposition ambitieuse’.
A la suite d’une initiative de l’Espagne et du Luxembourg, la rencontre madrilène du 26 janvier 2007 a vivement soutenu l’idée d’un « maxi-traité ».
Le ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a déclaré : « Il est préférable de tenter de sortir de la crise actuelle dans l’Union grâce à une proposition ambitieuse et non minimale, qui finirait inévitablement par donner lieu à un accord minimaliste insuffisant. »
Les représentants des 18 Etats membres ayant ratifié le traité actuel ont souligné qu’ils voulaient « voir l’Europe jouer un rôle clé dans un monde globalisé » et ont appelé à plus de politiques intégrées dans les domaines de l’immigration, de la sécurité intérieure et extérieure et de l’énergie.
Parmi les participants se trouvaient aussi des représentants d’Irlande et du Portugal, deux pays qui ont suspendu le processus de ratification. Le ministre luxembourgeois des affaires étrangères, Nicholas Schmit, a indiqué que le Danemark et la Suède avaient également exprimé leur soutien.
N. Schmit a précisé : « Nous avons voulu délivrer un message à la présidence allemande, un message de soutien. »
La chancelière allemande Angela Merkel tient des consultations bilatérales avec les autres Etats membres.
Le 26 janvier 2007, Mme Merkel a rencontré le gouvernement eurosceptique tchèque pour soutenir la relance de la constitution européenne. Le premier ministre tchèque Mirek Topolanke a déclaré que l’UE avait besoin d’une constitution plus accessible pour les citoyens et plus compréhensible que le texte actuel.
La présidence allemande devrait présenter une feuille de route pour la constitution européenne en juin 2007, afin de ratifier un texte avant les élections du Parlement européen mi-2009.