Les Belges ont manifesté pour l'unité de leur pays

Quelque 34 000 Belges ont défilé dans les rues de Bruxelles ce dimanche (23 janvier) afin de réclamer la fin du blocage politique et la formation d'un gouvernement.

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Quelque 34 000 Belges ont défilé dans les rues de Bruxelles ce dimanche (23 janvier) afin de réclamer la fin du blocage politique et la formation d'un gouvernement.

Sept mois après les élections du mois de juin, la Belgique est toujours sans gouvernement alors que les négociations s'éternisent entre les différents partis politiques et les groupes linguistiques du pays.

La Belgique, le pays où sont situées les institutions de l'UE, est dirigée par un gouvernement intérimaire depuis plus de 200 jours.

La classe politique du pays est divisée suite à un conflit linguistique entre la partie néerlandophone du pays et la Wallonie, la région francophone plus pauvre, au sud.

« Ce que nous voulons ? Nous voulons un gouvernement », clamaient les manifestants, jeunes pour la plupart, dont certains portaient des combinaisons à l'occasion de ce qu'ils ont appelé « Marche de la Honte ».

Simon Vandereecken, un des organisateurs de l'évènement, un graphiste de 23 ans, s'est exclamé que la manifestation avait dépassé leurs espoirs.

Les organisateurs, un groupe d'étudiants néerlandophones et francophones qui se sont rencontrés sur Internet, ont expliqué qu'ils ne comprenaient pas la complexité des négociations qui s'entremêlent dans des détails sur les réformes de l'État concernant un plus grand transfert de compétences aux régions et leur financement.

Ils ont affirmé que les manifestants avaient prouvé que les Belges étaient déterminés à « vivre ensemble ».

« Nous vivons dans un pays au cœur de l'Europe, dans un monde qui évolue rapidement », ont déclaré les organisateurs qui s'exprimaient en français, en néerlandais et en allemand.

« A une époque où la mondialisation se propage à toute allure, nos politiciens ne sont plus capables d'ouvrir les yeux, de faire la part des choses ni de ravaler leur orgueil », ont-ils ajouté.

Selon un sondage d’opinion du quotidien francophone Le Soir et de Dedicated Research, les manifestants venaient principalement de Bruxelles (44 %) et de Wallonie (35 %), alors que les Flamands représentaient 21 % du total.

Ils sont surtout venus pour exprimer leur envie d'une Belgique unifiée (16 %) et 15 % d’entre eux ont déclaré manifester pour la formation rapide d’un nouveau gouvernement. 13 % ont voulu exprimer leur frustration quant à l’ensemble de la classe politique, révèle le sondage.

Tim Ost, un designer de 34 ans ayant participé à la manifestation, a déclaré à la radio Rfi qu’il était excédé par la façon dont les politiciens semaient la discorde. « Pendant ce temps, les problèmes socio-économiques ne sont pas résolus. Nous sommes perdants. Tous les Belges sont perdants. »

« Il n’y a pas vraiment de problèmes entre les gens, cela se situe plus entre les politiciens. »

Les étudiants, qui ont organisé la manifestation grâce au site de réseautage social Facebook, avaient lancé un appel à la protestation sur le site Web www.230111.be.