Les Capitales européennes de la culture 2011 s'unissent pour sauver la mer Baltique

La ville de Turku en Finlande et Tallinn en Estonie, les Capitales européennes de la culture 2011, ont décidé de coopérer afin d'attirer davantage l'attention sur le mauvais état de la mer Baltique.

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La ville de Turku en Finlande et Tallinn en Estonie, les Capitales européennes de la culture 2011, ont décidé de coopérer afin d'attirer davantage l'attention sur le mauvais état de la mer Baltique.

Turku et Tallinn partagent environ dix projets communs pour mettre en valeur leur proximité géographique ainsi que leurs affinités culturelles et ethniques. Selon les organisateurs, les deux villes souhaitent tout particulièrement « attirer davantage l'attention de l'Europe sur l’état de la mer Baltique ».

Depuis des décennies, la Baltique souffre de la pollution causée par le déversement d'eaux usées non traitées et de polluants chimiques, notamment des déchets agricoles. La pollution provoque la prolifération d'algues qui étouffent l’écosystème marin.

La Night of the Ancient Bonfires (en français, « la Nuit des anciens feux de joie ») fait partie des projets conjoints qui seront organisés au mois d'août. L'idée est de rassembler la population dans une série de feux de joie avec la promesse d'entreprendre des actions concrètes pour sauver et protéger la mer Baltique en danger.

Traditionnellement, les habitants de l'archipel allument des feux de joie le dernier dimanche d'août pour faire leurs adieux à l'été, mais dans l'ancien temps, les feux dans les zones côtières étaient utilisés pour transmettre des messages, comme pour prévenir d'un danger imminent.

En plus des projets verts, les deux villes coopèrent en matière de développement touristique et certaines agences de voyage proposent des formules qui permettent aux touristes de profiter d'évènements culturels dans les deux capitales.

Les deux villes ont également uni leurs forces lors des Turku-Tallinn Fashion Awards pour les étudiants en mode.

Des « ordonnances » culturelles

Turku 2011 s’est également concentré sur la question du « bien-être ».

Les organisateurs soulignent que la culture peut avoir un impact positif sur le bien-être mental et physique et les médecins des services de santé de Turku sont prêts à délivrer 5 000 « ordonnances » culturelles, c’est-à-dire des tickets gratuits pour accéder aux évènements de la capitale européenne de la culture.

Le slogan pour l’année de Turku s’intitule d’ailleurs « Culture does good » (La culture, ça fait du bien).

Concernant la capitale estonienne, le thème pour Tallinn 2011 a été nommé « Stories of the Seashore » (En français, « Histoires de la côte »), en accord avec l’emplacement de cette ville en bord de mer. Les organisateurs espèrent reconnecter la mer à la ville et révéler l’importance de son port aux Estoniens.

Jusqu’en 1991, date de la fin du règne de l’Union soviétique sur l’Estonie, les côtes de Tallinn étaient une zone militaire restreinte et la population n’était pas autorisée à aller sur la côte.

Le montant du budget pour Tallinn 2011 s’élève à quelques 50 millions d’euros, dont 18 millions d’euros de contributions apportés par la ville de Turku et l’État, 1,5 million provenant de l’UE et le reste généré par le commerce, les profits réalisés sur les tickets et les donations de diverses fondations.

Le budget de Tallinn 2011 représente seulement un tiers de celui de Turku 2011, soit 16 millions d’euros. Le budget de départ devait s’élever à 36 millions d’euros, mais la crise financière a obligé les organisateurs à se restreindre.