Les dirigeants polonais et tchèque jurent de défendre l’aide régionale de l’UE
Les premiers ministres de la Pologne et de la République Tchèque ont déclaré qu’ils n’accepteraient aucune réduction du montant du soutien financier qui est fourni aux pays d’Europe Centrale et Orientale dans le cadre de la politique régionale de l’Union européenne.
Les premiers ministres de la Pologne et de la République Tchèque ont déclaré qu’ils n’accepteraient aucune réduction du montant du soutien financier qui est fourni aux pays d’Europe Centrale et Orientale dans le cadre de la politique régionale de l’Union européenne.
Les Etats membres commencent à faire des propositions sur l'ampleur et la forme du budget de l'Union européenne pour les années à venir.
Ils anticipent sur les négociations qui s’annoncent difficiles et qui devraient débuter l'année prochaine sur le cadre financier pluriannuel pour la prochaine période de sept ans qui débutera en janvier 2014.
Lors du sommet de l'UE à Bruxelles la semaine dernière, les dirigeants des 27 Etats membres se sont mis d'accord sur le fait que le budget de l'UE devrait à l'avenir « refléter les efforts de consolidation réalisés par les Etats membres pour remettre le déficit et la dette sur une voie durable ».
L'établissement d'un lien entre les mesures d'austérité nationales et le budget de l'UE a été qualifié d' « avancée décisive » par le premier ministre britannique, David Cameron.
M. Cameron a dit à plusieurs occasions qu'il souhaiterait un gel ou même une réduction du budget de l'UE. Il pense que les institutions européennes devraient se joindre aux efforts des Etats membres pour réduire les dépenses publiques.
S'adressant à la Chambre des Communes à Londres lundi (1er novembre), M. Cameron a déclaré : « Tout comme les pays ont eu à modifier leurs plans de financement à cause de la crise, l'UE doit les modifier elle aussi ».
Les nouveaux Etats membres sont contre des réductions
A présent, les « nouveaux » Etats membres qui ont rejoint l'UE depuis 2004 commencent à exprimer leur opinion sur les questions sensibles qui entourent le futur budget de l'UE.
Lors d'une conférence de presse commune à Varsovie hier (4 novembre), les premiers ministres de la République tchèque et de la Pologne ont insisté sur le fait qu'ils s'opposeraient vivement à toute réduction dans la partie du budget européen qui fournit un soutien financier aux régions les plus pauvres d'Europe.
« Même si nous comprenons qu'il faille faire des économies et se serrer la ceinture, nous n'accepterons pas que cela soit fait aux frais des fonds de cohésion », a déclaré Donald Tusk, le premier ministre polonais.
Les fonds de cohésion, ou fonds structurels, représentent environ un tiers du budget de l'UE. Ils servent à financer un large éventail de projets qui contribuent à la croissance économique, y compris les infrastructures de transport, les améliorations pour l'environnement et les programmes de formation professionnelle.
Quelques 82 % de cet argent sont réservés aux régions les plus pauvres qui se trouvent majoritairement dans les pays d'Europe centrale et de l'Est (voir « Background »).
M. Tusk a déclaré que l'UE devait toujours être le gage d'une solidarité entre les pays et que les nouveaux Etats membres ne devaient pas payer le prix de ces économies nécessaires. Il a annoncé que le groupe de pays Visegrad (Pologne, République tchèque, Hongrie et Slovaquie) coordonneraient leurs positions en amont des négociations sur le budget qui commenceront en 2011.
Une approche prudente au Traité de l’UE
M. Tusk et son homologue tchèque, Petr Necas, ont également mis en garde contre une modification rapide du Traité de Lisbonne pour créer un mécanisme permanent visant à combattre les crises financières étant donnés les troubles politiques qu'un tel changement provoquerait dans de nombreux Etats membres.
« Tout changement dans le traité doit être réfléchie et argumentée », a dit M. Tusk.
M. Necas a expliqué que des modifications exigeraient un procédé compliqué de ratification à Prague et que cela pourrait entraîner, dans le cas d'un transfert de pouvoirs supplémentaires à l'UE, un référendum.
Prague fut la dernière capitale à ratifier le traité en 2009 à cause de la résistance de son président eurosceptique, Václav Klaus.
Herman Van Rompuy, le président du Conseil de l'UE, doit présenter des propositions pour amender le Traité de Lisbonne afin de renforcer les règles sur les budgets nationaux pour réduire les risques d'instabilité financière, surtout dans les 16 pays de la zone euro.
(EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EURACTIV.)