Les entreprises attendent une 'carte d'anniversaire' de l'UE [FR]

A l'approche de la Déclaration de Berlin qui se tiendra le 25 mars 2007, les représentants d'entreprises ont pressé l'UE de poursuivre ses objectifs de Lisbonne pour la croissance et l'emploi, une plus grande intégration du marché et une réforme institutionnelle.

A l’approche de la Déclaration de Berlin qui se tiendra le 25 mars 2007, les représentants d’entreprises ont pressé l’UE de poursuivre ses objectifs de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, une plus grande intégration du marché et une réforme institutionnelle.

Au cours du Sommet européen des affaires tenu le 16 mars 2007, le secrétaire d’état allemand au ministère de l’économie et de la technologie, Joachim Wuermeling, a déclaré qu’il fallait renforcer le marché unique, réduire la bureaucratie et ouvrir les marchés mondiaux en abolissant les barrières commerciales. 

Joachim Wuermeling a indiqué qu’au cours de ces 50 dernières années, l’Europe s’est tournée vers l’intérieur, et qu’au cours des 50 prochaines années, elle devrait se tourner vers l’extérieur afin de donner forme à la mondialisation. 

Transmettant le message officiel des entreprises sur la déclaration d’anniversaire de l’UE, le président de Businesseurope, Ernest-Antoine Seillière, a appelé les dirigeants de l’UE à poursuivre les réformes.

Il a indiqué que les entreprises européennes soutenaient la mise en oeuvre de réformes sur la croissance et l’emploi et sur une plus grande intégration du marché, et qu’ils étaient défavorables au protectionnisme national. Les dirigeants de l’UE ont également été appelés à poursuivre l’élargissement, rendre les systèmes sociaux viables et réformer les institutions. 

Ernest-Antoine Seillière a précisé que la réforme institutionnnelle de l’UE « n’était pas une tâche si difficile » et a souligné que les gouvernements avaient la responsabilité de s’en occuper, car « sans elle, il n’y aurait pas d’avenir ». 

Le commissaire chargé des entreprises et de l’industrie, Günter Verheugen, a souligné que l’établissement de meilleures conditions-cadres économiques restait « l’une des premières priorités » de la Commission Barroso. En ce qui concerne les actions entreprises par les Etats membres pour promouvoir la croissance et l’emploi, il a déclaré : « Je sais que ce n’est pas suffisant, mais au moins c’est un début ».

Günter Verheugen a également précisé : « Les conditions-cadres ne sont pas adaptées aux 21ème siècle » et que pour faire face à la mondialisation,  » nous devons améliorer le processus de décision et veiller à ce que l’Europe puisse s’exprimer d’une seule voix sur le plan interne et externe ».