Les États de l’UE imposent des droits antidumping sur des céramiques chinoises
Les États membres de l’UE ont convenu jeudi (4 avril) d’imposer des taxes sur les importations d’assiettes et d’autres ustensiles de cuisine chinois, après que la Commission européenne a déclaré que les produits asiatiques bon marché supplantaient les produits locaux, selon des responsables.
Les États membres de l’UE ont convenu jeudi (4 avril) d’imposer des taxes sur les importations d’assiettes et d’autres ustensiles de cuisine chinois, après que la Commission européenne a déclaré que les produits asiatiques bon marché supplantaient les produits locaux, selon des responsables.
La Commission européenne a accusé plusieurs sociétés chinoises de dumping ou de ventes à perte.
En novembre 2012, la Commission a proposé d'imposer des taxes jusqu'à 58,8 % sur des céramiques chinoises en vue de rétablir l'équilibre avec les vaisselles de table produites localement.
Une majorité d'États membres s'y étaient opposés, mais les représentants au commerce ont voté en leur faveur jeudi (4 avril) une fois ces taxes abaissées, entre 13,1 % et 36,1 %, selon des sources proches du dossier.
Les fabricants de céramique en Europe ont accueilli favorablement cette décision. « L'industrie de l'UE est ravie de cette justification », a déclaré Rainer Bierwagen, un avocat représentant des producteurs de l'UE.
Les taxes ne compenseront toutefois pas totalement les pertes subies, a-t-il ajouté.
Ces taxes, généralement d'une durée de cinq ans, doivent entrer en vigueur le 15 mai après une série de procédures.
La Commission mène des enquêtes sur 30 cas de dumping et de subventions, dont 19 sont liés à la Chine.
L'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Chine et les importations de vaisselle et d'ustensiles de cuisine en porcelaine ainsi que de céramiques chinoises ont représenté 728 millions d'euros au total en 2011, selon la Commission.
L'exécutif européen a lancé sa plus grande enquête en septembre 2012 concernant un dumping présumé de 21 milliards d’euros de panneaux et de composants solaires de producteurs chinois. Il a également mené une enquête sur des subventions présumées.
L'Association du commerce extérieur, basée à Bruxelles, a déploré le vote et qualifié le raisonnement de la Commission européenne de défectueux. Les consommateurs seront donc confrontés à des prix plus élevés, a-t-elle ajouté.