Les eurodéputés condamnent les dernières arrestations du régime biélorusse

Heidi Hautala, vice-présidente du Parlement européen, et Maria Arena, présidente de la sous-commission des droits de l'homme de l’hémicycle, ont condamné les arrestations de défenseurs des droits de l'homme par le régime biélorusse, survenues la semaine dernière. Un article d’Euroefe.

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L'opposant biélorusse Ales Bialiatski, à Stockholm, le 3 décembre 2020. [ EPA-EFE/ANDERS WIKLUND SWEDEN OUT]

Heidi Hautala, vice-présidente du Parlement européen, et Maria Arena, présidente de la sous-commission des droits de l’homme de l’hémicycle, ont condamné les arrestations de défenseurs des droits de l’homme par le régime biélorusse, survenues la semaine dernière. Un article d’Euroefe.

« Nous condamnons les dernières arrestations par le régime de Minsk de défenseurs des droits de l’homme et d’éminents militants de la société civile. Des bureaux et des domiciles privés ont été perquisitionnés la semaine dernière dans le cadre d’une nouvelle attaque généralisée contre les organisations de défense des droits de l’homme, les organisations éducatives et civiques, les associations caritatives et les journalistes », ont-elles déclaré dans un communiqué commun.

Parmi les personnes détenues figurent le lauréat du prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen, Ales Bialiatski, l’avocat des membres de l’organisation de défense des droits de l’homme Viasna, Uladzimir Labkovich et sa femme, Nina Labkovich, ainsi que le défenseur des droits de l’homme Valiantsin Stefanovich, ont souligné les eurodéputées.

« Nous sommes profondément préoccupées par leurs droits, leur santé et leur bien-être. Nous demandons aux autorités biélorusses de les libérer immédiatement, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, les militants de la société civile, les journalistes et les prisonniers politiques détenus », ont-elle déclaré.

Elles ont ajouté que le régime du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, devait « cesser immédiatement ses violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

« Il doit cesser de harceler, d’arrêter, de frapper et de torturer ceux qui ne sont pas d’accord avec le régime ou qui font simplement leur travail pour informer les gens et défendre leurs droits », ont-elles ajouté.

Elles ont fait valoir qu’à la lumière de ces derniers événements, « des mesures restrictives supplémentaires de l’UE à l’encontre du régime de Loukachenko devraient être envisagées » et ont ajouté que les responsables des violations des droits de l’homme devraient « rendre des comptes ».

Les autorités biélorusses ont poursuivi leur répression à l’encontre des militants des droits de l’homme et des journalistes indépendants du pays le 14 juillet, avec des perquisitions dans diverses organisations et l’arrestation de dizaines de personnes.