Les Européens pessimistes sur la capacité de l'UE à résorber la crise, selon une étude
7 600 personnes provenant de 8 pays européens ont été interrogées par l'institut de recherche de la fondation américaine Pew.
7 600 personnes provenant de 8 pays européens ont été interrogées par l’institut de recherche de la fondation américaine Pew.
L’Union européenne serait le nouvel « homme malade de l’Europe », selon une étude publiée par la Fondation américaine Pew. 7 600 personnes provenant de 8 pays européens ont été interrogées.
Ces résultats montrent un net décrochage du soutien au projet européen, de 60% en 2012 à 45% en 2013.
En cause, notamment, l’impuissance de l’Union européenne à combattre la crise économique et à faire revenir la croissance. Seuls 22% des Français, 11% des Italiens, et 37% des Espagnols estiment que l’intégration européenne permettra de renforcer leurs économies.
Sur les huit pays interrogés, les Allemands sont les plus optimistes (54%). Par ailleurs, 75% d’entre eux pensent que leur économie fonctionne bien, contre moins de 10% des Français ou des Espagnols.
La France dans les limbes
« Aucun pays européen n’est aussi désillusionné et démoralisé que la France », relèvent par ailleurs les auteurs du rapport, qui notent le contraste des perceptions entre l’Hexagone et son voisin outre-Rhin.
En 2013, 77% des Français interrogés estiment que l’intégration européenne aggrave la situation dans l’Hexagone. Et 67% d’entre eux pensent que la politique européenne de François Hollande n’a pas fait ses preuves, contre 43 %, pour son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.
73% des Français plébiscitent en revanche Angela Merkel dans sa gestion de la crise économique européenne. La popularité de chancelière allemande devance ainsi celles de David Cameron et François Hollande, sauf en Grèce et en Espagne, où les personnes interrogées désapprouvent respectivement 88% et 57% sa politique.
Soutien à l’euro et à l’austérité
Interrogés sur les priorités de politique économique, la majorité des sondés ont mentionné la lutte contre le chômage. A l’exception des Allemands, davantage sensibles à la réduction des inégalités entre les riches et les pauvres.
La dette est le second sujet de préoccupation. Les Européens sont prêts à se serrer la ceinture et approuvent les politiques nationales de réduction des dépenses. « Seuls les Grecs demandent à dépenser plus », souligne le rapport.
L’euro garde la faveur du public. Plus de 60% des sondés issus de pays de la zone euro veulent conserver la monnaie unique, les plus attachés à la devise étant l’Italie et l’Espagne.