Les industriels contraints de revoir les étiquettes de leurs produits

A partir de décembre, les apports bienfaisants figurant sur les boîtes de biscuits, yaourts et autres aliments devront être retirés s’ils n’ont pas été vérifiés scientifiquement.

EURACTIV.fr
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A partir de décembre, les apports bienfaisants figurant sur les boîtes de biscuits, yaourts et autres aliments devront être retirés s’ils n’ont pas été vérifiés scientifiquement.

Favorise le transit, diminue le cholestérol, renforce les défenses immunitaires etc. Les miracles que promettent certains produits doivent avoir été prouvés scientifiquement pour continuer à être exhibés sur les étiquettes des produits alimentaires. Sur 44 000 « allégations » reçues, la Commission européenne a finalement décidé de n’en autoriser que 222, après examen scientifique.

Toutes les autres allégations, dites trompeuses, doivent donc être retirées du marché dans les mois qui viennent. A partir de décembre 2012, « toutes les allégations qui ne sont pas autorisées ou en suspens à l’examen seront interdites », précise la Commission dans un communiqué.

Pour qu’un produit puisse être décrit comme étant « sans graisse », il faudra par exemple qu’il contienne moins de 0,5% de lipides. Les étiquettes indiquant « riche en fibres » pourront subsister sur les produits seulement s’il contiennent au moins 3% de fibres etc.

« La décision d’aujourd’hui est le fruit d’années de travail et marque une étape importante dans la réglementation des allégations de santé accompagnant les denrées alimentaires. La liste des allégations autorisées, valable pour l’ensemble de l’Union européenne, pourra être consultée en ligne et permettra aux consommateurs, où qu’ils se trouvent dans l’UE, de faire leur choix en connaissance de cause », a indiqué John Dalli, commissaire européen en charge de la santé et de la consommation.