Les partis centristes allemands concluent un accord de coalition
Friedrich Merz, qui pourrait devenir chancelier en mai, avait déclaré que les droits de douane américains et le bouleversement des marchés rendaient un accord de coalition encore plus urgent.
BERLIN – Les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates allemands ont conclu un accord de coalition, ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement dirigé par Friedrich Merz.
Les détails de l’accord proposé doivent être présentés à 15 heures CET lors d’une conférence de presse conjointe, selon une invitation des deux partis.
L’accord, conclu mercredi, intervient environ cinq semaines après les élections législatives allemandes. Le bloc de centre-droit de Friedrich Merz, qui devrait devenir le prochain chancelier allemand, a battu le SPD au pouvoir du chancelier sortant, Olaf Scholz.
Peu après les élections, les deux partis centristes ont entamé des négociations en vue de former un gouvernement de coalition, les autres combinaisons de partis politiquement viables n’ayant pas obtenu la majorité.
Les futurs politiques fiscales et migratoires de l’Allemagne ont été les principaux points de blocage des négociations. Les chrétiens-démocrates ont défendu un programme de réduction de la fiscalité des entreprises et des prestations sociales, ainsi qu’une répression plus sévère à la frontière. Le SPD s’est orienté vers une politique migratoire plus modérée, tout en exigeant des impôts plus élevés pour les hauts revenus.
Mardi matin, les responsables politiques avaient exprimé leur optimisme quant à une avancée imminente des négociations. Mais après des discussions prolongées jusque tard dans la nuit, la conclusion finale a été reportée à mercredi.
Merz avait précédemment déclaré que les annonces de droits de douanes de Washington et les pertes boursières qui en découleraient devait inciter à restaurer rapidement la compétitivité de l’Allemagne.
L’accord final devra être approuvé par les délégués lors d’un congrès du parti des chrétiens-démocrates et par une majorité des quelque 350 000 membres du SPD.
Malgré cet obstacle, aucun accord de coalition n’a été rejeté par les membres du SPD depuis la première application de cette méthode en 2013.
Une fois l’accord approuvé, Merz pourrait être élu chancelier début mai.