Les régions défendent les fonds européens
Le Comité des régions et la CRPM ont chacun adressé une lettre au Financial Times. Dans une enquête, le journal britannique a affirmé que les fonds régionaux étaient très peu dépensés sur le terrain, que les contrôles étaient trop forts et les fraudes fréquentes.
Le Comité des régions et la CRPM ont chacun adressé une lettre au Financial Times. Dans une enquête, le journal britannique a affirmé que les fonds régionaux étaient très peu dépensés sur le terrain, que les contrôles étaient trop forts et les fraudes fréquentes.
La série d’articles sur les fonds européens publié début décembre par le Financial Times (FT) a fait vivement réagir les représentants des régions à Bruxelles. Le journal affirmait que les fonds régionaux était très peu dépensés sur le terrain, que les contrôles étaient trop forts et les fraudes fréquentes.
Dans un courrier adressé au journal, la présidente du Comité des régions, Mercedes Bresso, souligne son «mécontentement», ainsi que celui des membres de son assemblée, à la lecture des articles du quotidien britannique.
Alors que le FT fustige à la fois des procédures trop lourdes et des fonds mal dépensés, Mercedes Bresso interroge : «Le Financial Times veut-il encore plus de contrôles ou moins de procédures administratives?» Affirmant qu’il ne faut pas confondre des «erreurs» dans l’attribution des fonds avec des «fraudes» avérées, elle ajoute que la politique de cohésion est l’une des politiques publiques «la plus contrôlée au monde».
«Le Financial Times semble être surpris d’apprendre que des fonds structurels sont utilisés par des entreprises, en coopération avec des villes et des régions européennes. La politique de cohésion n’est pas une subvention, mais une politique de développement économique et social, dont le but est de permettre aux autorités locales, en partenariat avec des entreprises privées, d’investir et de créer de la croissance et des emplois», poursuit Mme Bresso dans sa lettre.
La conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) a également réagi. «Il n’existe pas d’outil parfait pour [gérer] la dépense publique», commence par reconnaître le président (PS) de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui préside également la CRPM.
Il rappelle la «raison d’être» de la politique de cohésion. «Les disparités entre les régions européennes ont été grandement réduites grâce à ces fonds», écrit l’élu breton. Il revient sur les accusations de lourdeurs administratives et affirme qu’une suppression des contrôles n’aboutirait pas à une meilleure utilisations des fonds.
«La gouvernance multiniveaux est sans doute une source de complexité et de délai. Mais c’est aussi une garantie d’efficacité locale et de démocratie. Je ne suis pas convaincu que la cohésion serait mieux servie par les États membres seuls», conclut-il.