Les services publics oubliés par Barnier, selon les eurodéputés français
Parmi les 12 axes, présentés mercredi 13 avril pour fluidifier le marché unique de l’UE, aucun n’est consacré au statut des services publics, à la grande déception des parlementaires français.
Parmi les 12 axes, présentés mercredi 13 avril pour fluidifier le marché unique de l’UE, aucun n’est consacré au statut des services publics, à la grande déception des parlementaires français.
En dépit du rapport du Parlement européen, en mars 2011 et de la communication de la Commission, le 23 mars, les services d’intérêt général (SIG) semblent être les grands absents du nouvel acte pour le Marché intérieur présenté par Michel Barnier.
Le texte ne propose en effet aucune mesure législative pour faire des services publics un moteur de la compétitivité européenne.
Au Parlement européen, les députés français, membres de l’intergroupe services publics n’ont pas caché leur déception.
Pour sa présidente socialiste Françoise Castex, « c’est la montagne qui accouche d’une souris ». « Nous attendons plus d’ambition de la part de la Commission sur les services publics, afin que l’on ait enfin au niveau européen un message politique clair », renchérit Sophie Auconie (Nouveau centre).
Selon Pascal Canfin (Europe écologie – Les Verts) le texte présenté par Michel Barnier confine les services d’intérêt général à une « sous-catégorie d’une priorité plus large sur la cohésion sociale ».
Enfin, Marie-Christine Vergiat (GUE/NGL/ Front de gauche) ne s’étonne guère de ces annonces qui ramènent la Commission à ses travers habituels : donner la priorité à l’économique sur le social.