L'Expresso : UE-Mercosur : les esprits s'échauffent entre Berlin et Paris
Aujourd'hui dans l'Expresso : tensions entre Berlin et Paris sur le dossier UE-Mercosur, la coalition polonaise au pouvoir en désaccord sur un candidat pour les élections présidentielles de 2025.
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À LA UNE
Chères lectrices et chers lecteurs de l’Expresso,
Alors que le dossier sur l’accord de libre-échange entre l’UE et le bloc latino-américain Mercosur est plus brûlant que jamais, la relation franco-allemande pourrait bien y perdre quelques plumes.
En effet, l’Allemagne fait monter la pression pour conclure l’accord commercial d’ici décembre, mais la France réaffirme son opposition, préoccupée par son secteur agricole et la protection de l’environnement. Tous les détails à lire dans l’article de Jonathan Packroff et Théo Bourgery-Gonse.
De l’autre côté du Rhin, plusieurs responsables politiques appellent à scinder l’accord et à finaliser les dispositions « réservées à l’UE » pour contourner l’opposition de la France et son « patriotisme erroné ».
De cette manière, la partie commerciale, qui comprend les droits de douane, les quotas d’importation et un « chapitre sur la durabilité », pourrait être adoptée à la majorité qualifiée par le Conseil, sans attendre la ratification par les parlements nationaux des États membres.
La conclusion du contrat avec le Mercosur constitue une demande de longue date du chancelier allemand Olaf Scholz, qui pourrait vouloir faire aboutir les négociations avant de se lancer en campagne électorale.
« En l’état actuel des choses, j’ai dit [à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen] que l’accord n’est pas et ne sera pas acceptable », a pour sa part réitéré le Premier ministre Michel Barnier mercredi 13 novembre à l’issue d’un voyage express à Bruxelles.
Dans le même temps, l’Élysée s’est empressé de noter que d’autres États membres, comme la Pologne, la Belgique, les Pays-Bas, mais aussi Chypre et la Grèce, ont également fait part de leurs inquiétudes.
La Commission européenne laisse entendre de son côté qu’un compromis politique pourrait voir le jour avant la fin de l’année.
Merci à tous et à toutes pour votre fidélité, bonne lecture !
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Sarah N’tsia
Éditrice de l’Expresso
VARSOVIE
Pologne : la coalition au pouvoir en désaccord sur un candidat commun pour les élections présidentielles de 2025. Alors que les principaux partis polonais se préparent à annoncer leurs candidats aux élections présidentielles de l’année prochaine, les chances de voir émerger une personnalité de la coalition au pouvoir diminuent. Par Aleksandra Krzysztoszek.
À Varsovie, Mark Rutte félicite les efforts de défense de la Pologne et encourage l’UE à suivre l’exemple. Lors de leur rencontre en Pologne, le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, et le Premier ministre polonais Donald Tusk, ont appelé à augmenter les dépenses de défense et à maintenir le soutien à Kiev dans le contexte du retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis. Par Aleksandra Krzysztoszek.
LISBONNE
La Commission accorde deux mois aux États membres pour transposer la directive sur l’assurance automobile. La Commission européenne a accordé deux mois au Portugal et à cinq autres pays pour transposer intégralement en droit national la directive de l’UE sur l’assurance automobile, menaçant de porter l’affaire devant la justice. Par Ana Matos Neves.
ROME
Ingérence d’Elon Musk dans la politique italienne : fracture au sommet du pouvoir à Rome. La Première ministre italienne Giorgia Meloni reste discrète à l’égard des récents commentaires d’Elon Musk critiquant les juges italiens pour avoir à nouveau bloqué la politique d’externalisation des migrations du gouvernement italien en Albanie. De son côté, le président Sergio Mattarella a répondu au milliardaire, l’appelant à respecter la souveraineté de l’Italie. Par Alessia Peretti.
L’ACTU DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
Compétitivité de l’UE : les États membres doivent commencer à réformer plutôt que d’attendre un consensus. L’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et Emmanuel Macron ont expliqué lors d’une conférence à Paris, que les États de l’Union doivent engager des réformes sectorielles pour protéger l’économie du continent contre les États-Unis et la Chine, avant même de rechercher un consensus au niveau communautaire. Par Théo Bourgery-Gonse.
Déforestation : la catégorie « sans risque », accusée de protectionnisme, approuvée par le Parlement européen. Le Parlement européen a soutenu la création d’une catégorie « sans risque » dans le règlement anti-déforestation de l’UE (EUDR) afin de réduire les exigences bureaucratiques pour les pays qui entrent dans ce groupe. Une décision qui a fait tiquer les partenaires commerciaux de l’UE. Par Maria Simon Arboleas et Sofia Sanchez Manzanaro.
La Commission européenne impose une amende de 797,72 millions d’euros à Meta. La Commission européenne a infligé une amende de 797,72 millions d’euros à Meta, estimant que l’entreprise avait enfreint les règles concernant les pratiques anticoncurrentielles en liant Facebook Marketplace au réseau social homonyme. Par Eliza Gkritsi.
L’industrie nucléaire loin d’être convaincue à l’issue des auditions des commissaires désignés. L’industrie et les défenseurs du nucléaire sortent insatisfaits des auditions des commissaires désignés à la Transition, Teresa Ribera, et à l’Énergie, Dan Jorgensen. Les deux sont accusés de ne pas avoir apporté les garanties suffisantes au soutien financier de l’atome en Europe. Par Paul Messad.
[Éditions par Sarah N’tsia & traductions par Marine Béguin]