L’Italie respectera les échéances de son plan de relance, selon le gouvernement

L’Italie, qui peine à atteindre les objectifs fixés par Bruxelles pour recevoir l’argent et prend du retard dans la mise en œuvre de ses projets, respectera les délais du plan national de relance fixés par Bruxelles, a déclaré la Première ministre Giorgia Meloni.

EURACTIV Italie
European Commission President Von der Leyen and Italian Prime Minister Meloni visit flood-hit Emilia-Romagna
Le plan italien de relance et de résilience prévoit 191,5 milliards d’euros d’investissements et 527 objectifs. [MAX CAVALLARI/Shutterstock]

L’Italie, qui peine à atteindre les objectifs fixés par Bruxelles pour recevoir l’argent et prend du retard dans la mise en œuvre de ses projets, respectera les délais du plan de relance national fixés par Bruxelles, a déclaré la Première ministre Giorgia Meloni.

Le plan italien de relance et de résilience prévoit 191,5 milliards d’euros d’investissements qui devront être utilisés pour réaliser 527 objectifs. Une révision du plan, élaboré sous l’ancien gouvernement, est actuellement en cours, et les procédures bureaucratiques ainsi qu’une administration publique souvent inadaptée pourraient faire obstacle à une mise en œuvre rapide des projets.

« Notre plan est le plus important d’Europe et sa révision nécessite une vérification minutieuse afin d’éviter le risque de faire les choses à la hâte et de manière incorrecte », a déclaré Mme Meloni lors d’un entretien accordé à Il Messagero.

Elle a ajouté que l’Italie était sur la bonne voie et qu’elle dépenserait tous les fonds « de manière utile et efficace ».

Le ministre des Affaires européennes Raffaele Fitto, qui a récemment été chargé du plan, espère présenter à Bruxelles un plan révisé d’ici à la fin du mois d’août. Il a toutefois fait part de ses inquiétudes quant à certains objectifs.

« Certaines interventions entre aujourd’hui et le 30 juin 2026 ne pourront pas être réalisées, et c’est mathématique. Nous devons le dire clairement et ne pas attendre 2025 pour ouvrir le débat sur la responsabilité de chacun », a déclaré M. Fitto.

Dans un récent rapport, la Cour des comptes italienne a critiqué le gouvernement pour le retard pris dans la mise en œuvre du plan. En effet, sur un total de 191,5 milliards d’euros, l’Italie aurait à ce jour dépensé 13,4 %.

« Une approche constructive est nécessaire de la part de tous afin que les projets soient mis en œuvre et comptabilisés correctement », a déclaré le ministre, qualifiant l’analyse de la Cour des comptes de « trompeuse ».

« Ce n’est qu’après le début des travaux qu’il sera possible de rendre compte de l’état d’avancement et il y aura alors une augmentation conséquente des dépenses réelles », a souligné M. Fitto.