L’ONU condamne la Finlande pour avoir négligé des enfants dans un camp de réfugiés syrien

La Finlande a négligé la protection de trois enfants finlandais nés de mères ayant vraisemblablement aidé l’État islamique (EI) en ne les évacuant pas du camp de réfugiés syrien d’Al-Hol. C’est ce qu’a conclu le Comité des droits de l’enfant de l’ONU dans un jugement rendu public mercredi (12 octobre).

Euractiv.com
Palestinian refugees at the Al-Hol camp in Hasaka province in northern Syria
Le rapatriement des 30 enfants nés de femmes finlandaises en Syrie s’est révélé être un processus long et complexe — en partie en raison de la politique des autorités locales qui n’autorisaient le départ des orphelins que pour de solides raisons humanitaires. [EPA/STR]

La Finlande a négligé la protection de trois enfants finlandais nés de mères ayant vraisemblablement aidé l’État islamique (EI) en ne les évacuant pas du camp de réfugiés syrien d’Al-Hol. C’est ce qu’a conclu le Comité des droits de l’enfant de l’ONU dans un jugement rendu public mercredi (12 octobre).

La Finlande était au courant des conditions mettant la vie des enfants en danger depuis des années dans un camp où il y avait une pénurie de produits de première nécessité comme l’eau et la nourriture ou encore un manque de soins de santé, a indiqué le comité de l’ONU en se basant sur une plainte déposée par les parents des enfants en 2019.

Le pays avait donc la responsabilité de rapatrier sans délai les trois enfants restants âgés de 5 à 6 ans, car leur détention dans le camp équivaut à des « traitements inhumains et dégradants », a ajouté le comité.

Le rapatriement des 30 enfants nés de femmes finlandaises en Syrie s’est révélé être un processus long et complexe — en partie en raison de la politique des autorités locales qui n’autorisaient le départ des orphelins que pour de solides raisons humanitaires.

L’organisation Save the Children a signalé à l’automne 2021 qu’il y aurait quelque 40 000 enfants dans les camps de réfugiés syriens. Au cours de cette année, une soixantaine d’enfants seraient morts à Al-Hol.

Leur rapatriement s’est avéré être une entreprise difficile sur le plan politique dans de nombreux pays européens, principalement pour des raisons de sécurité. En Finlande, la question a failli coûter le poste du ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto, qui a été soupçonné d’avoir illégalement remplacé un fonctionnaire afin d’accélérer le processus.