L'UE prévoit de renforcer son aide au Liban malgré l'absence de cessez-le-feu
Malgré l'échec de l'Union européenne (UE) à imposer un cessez-le-feu, Bruxelles souhaite renforcer son aide en direction du Liban, et pousser pour que Beyrouth se débarrasse du Hezbollah.
Malgré l’échec de l’Union européenne (UE) à imposer un cessez-le-feu, Bruxelles souhaite renforcer son aide en direction du Liban, et pousser pour que Beyrouth se débarrasse du Hezbollah.
La Commission européenne a annoncé mercredi 9 octobre qu’elle avait mis en place un « pont aérien humanitaire » pour acheminer de l’aide au Liban, alors que les combats font toujours rage entre Israël et le Hezbollah.
Trois vols inauguraux sont prévus pour acheminer des produits de première nécessité depuis l’Italie et Dubaï. Le premier atterrissage à Beyrouth est attendu pour vendredi.
L’exécutif de l’UE a annoncé la semaine dernière le déblocage de 30 millions pour répondre à l’escalade militaire et à l’intensification des frappes israéliennes sur des bases du Hezbollah et sur Beyrouth.
Cette somme fait suite à l’octroi de 10 millions d’euros à la fin du mois de septembre, ce qui porte le montant total de l’aide accordée cette année au Liban à plus de 104 millions d’euros.
Le Haut représentant de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a aussi déclaré devant le Parlement européen, mardi 8 octobre, que l’Union devrait profiter de la « faiblesse » actuelle du Hezbollah pour renforcer les structures politiques libanaises.
« Nous devons aider ce pays. Nous devons profiter de la faiblesse du Hezbollah pour renforcer les structures politiques du Liban, et nous devons instaurer un cessez-le-feu dans la région », a déclaré Joep Borrell.
Selon ce dernier, l’UE devrait chercher à mener des « actions essentielles » au Liban, et notamment soutenir les forces armées libanaises par le biais de la facilité européenne pour la paix (FEP) — un instrument financier hors budget qui permet à l’UE de fournir des aides militaire et humanitaire à des pays tiers.
Une autre mesure consisterait à renforcer la présence à la frontière du pays de la mission de maintien de la paix des Nations unies au Liban (Force intérimaire des Nations unies au Liban, FINUL). Celle-ci opère le long de la « ligne bleue » qui sépare le pays d’Israël depuis les années 1970.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a récemment renouvelé le mandat de la FINUL pour une année supplémentaire.
Sur le plan politique, l’Union devrait soutenir et encourager l’élection d’un nouveau président, alors que la présidence est vacante depuis deux ans, a ajouté Josep Borrell.