Nouvelles élections en Italie [FR]
Le Parlement italien va aujourd’hui cesser ses activités en prévision des nouvelles élections. Cet événement survient suite à l’échec des négociations pour remplacer le gouvernement de Prodi par un exécutif de transition visant à réformer le système électoral national pour créer un cadre politique plus stable.
Le Parlement italien va aujourd’hui cesser ses activités en prévision des nouvelles élections. Cet événement survient suite à l’échec des négociations pour remplacer le gouvernement de Prodi par un exécutif de transition visant à réformer le système électoral national pour créer un cadre politique plus stable.
Hier, 5 février, le président Giorgio Napolitano a entamé la procédure constitutionnelle, mettant fin au plus court mandat parlementaire de l’histoire de l’Italie, suite aux tentatives visant à établir un nouveau gouvernement institutionnel dans un contexte marqué par l’absence de soutien de l’ensemble des partis.
Franco Marini, le président du Sénat, s’était vu confié cette lourde tâche, mais a finalement décidé hier d’abandonner, citant l’absence d’une majorité suffisante pour la nouvelle coalition. Désormais, le gouvernement de Prodi agira comme un gouvernement provisoire jusqu’aux nouvelles élections, prévues pour les 13 et 14 avril.
Le centre-droit, mené par Silvio Berlusconi, s’est vivement opposé à cette tentative, appellent plutôt à de nouvelles élections immédiates. Le centre-gauche est favorable à un gouvernement provisoire, mais les divisions internes, déjà perceptibles dans la coalition de Prodi, ont resurgi.
Le centre-droit, précédemment fragmenté, semble au contraire rajeuni par la perspective d’une victoire facile, Berlusconi et ses alliés comptant tirer parti des critiques croissantes sur le dernier gouvernement.
Pourtant, les résultats du vote sont incertains. Il est très probable que, quel que soit le successeur de Prodi, il aura très peu d’avance sur les autres candidats et le nouveau gouvernement souffrira de la même faiblesse que son prédécesseur.
Pour éviter cette situation, les rumeurs indiquent, qu’en cas de victoire, M. Berlusconi serait prêt à intégrer des membres du parti de centre-gauche, le Parti démocratique, dans son nouvel exécutif. Le Parti démocratique est dirigé par le maire actuel de Rome, Walter Veltroni, largement considéré comme le successeur de Prodi.
Avant la chute du gouvernement Prodi, il avait été question d’une alliance apparemment contre nature entre l’ancien communiste Veltroni et l’anticommuniste farouche Berlusconi. Les deux gouvernements pourraient en fait créer ensemble une solide majorité capable de diriger le pays et d’évincer une série de petits partis d’intérêt, considérés comme l’une des causes de l’instabilité politique chronique en Italie.
Pour parvenir à cet objectif, l’Italie a besoin d’une nouvelle loi électorale pour remplacer le système actuel adopté par le gouvernement Berlusconi en 2005, dans les derniers mois de son mandat et considéré comme inapproprié par ses partisans eux-mêmes.
L’autre option pour modifier la loi électorale actuelle est l’organisation d’un référendum. Le centre-gauche soutient cette idée et l’a proposée comme une solution alternative aux élections anticipées. Cependant, ces tentatives sont apparues de plus en plus vaines, au fur et à mesure que la situation politique s’est détériorée. La date du référendum avait été fixée au 18 mai 2008, mais avec les élections anticipées, les analystes prévoient qu’il sera reporté d’au moins un an.