Pas d’accord au G8 sur une intervention militaire en Libye
Alain Juppé a annoncé qu’il n’avait « pas convaincu » ses homologues des huit grandes puissances, réunis à Paris.
Alain Juppé a annoncé qu’il n’avait « pas convaincu » ses homologues des huit grandes puissances, réunis à Paris.
Les ministres des Affaires étrangères des huit grandes puissances, réunis à Paris lundi 14 et mardi 15 mars, ne se sont pas accordés sur la nécessité d’une intervention militaire en Libye, a affirmé Alain Juppé, mardi 15 mars, sur Europe 1.
«Pour l’instant, je ne les ai pas convaincu», a affirmé le ministre.
En revanche, les ministres ont trouvé un terrain d’entente sur la relance des discussions au Conseil de sécurité de l’ONU, selon M. Juppé. «Il y a plusieurs manières, comme renforcer les sanctions, décréter un embargo maritime, envisager une zone d’exclusion aérienne, même si ça n’est pas la panacé», a-t-il précisé.
Rétablir la balance
«Ca ne peut pas se faire si les pays arabes ne prennent pas pleinement leurs responsabilités», a-t-il ajouté.
Il a reconnu que la communauté internationale ne pourrait empêcher la reprise de la ville de Benghazi par le colonel Kadhafi. «Aujourd’hui, nous n’en avons pas les moyens militaires, puisque la communauté internationale n’a pas décidé de s’en doter», a-t-il dit.
«Ce qui se passe aujourd’hui nous montre que nous avons peut-être laissé passer une chance de rétablir la balance», a conclu le ministre.
Samedi 12 mars, les pays de la Ligue arabe ont invité le Conseil de sécurité de l’ONU à décréter une zone d’exclusion aérienne dans le ciel libyen.
A l’issue d’une rencontre à Bruxelles, vendredi 11 mars, les dirigeants européens ne sont pas parvenus, non plus, à s’accorder sur une intervention militaire dans ce pays. La veille, Nicolas Sarkozy s’était prononcé en faveur de «frappes aériennes ciblées» en Libye.