« Pas de plan B » pour le SCAF, affirme la France avant une réunion Macron-Merz
Paris et Berlin vont aplanir leurs divergences concernant le projet d’avion de combat de sixième génération FCAS, a insisté l’Élysée à quelques jours d’une réunion entre Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz.
Il existe un « optimisme partagé » quant à la résolution des tensions entre les acteurs industriels impliqués dans le système de combat aérien du futur (SCAF ou Future Combat Air System/FCAS), a déclaré une source de l’Élysée lundi 25 août, à quelques jours d’une réunion entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz.
Les deux hommes, ainsi que leurs ministres de la Défense, se réuniront jeudi 28 août dans la ville de Toulon, dans le sud de la France, après des mois de querelles entre leurs champions industriels respectifs, Dassault et Airbus, sur la question de savoir qui prendra la tête du développement du cœur du SCAF : un avion de combat.
« Il n’y a pas de plan B » que de construire le SCAF avec Paris et Berlin à la tête du projet, a affirmé la source. « Les difficultés passagères doivent être traitées. »
Alors que Paris et Berlin devaient initialement indiquer cette semaine la voie à suivre pour cet important projet, cet objectif semble avoir été repoussé.
Le SCAF est un projet européen impliquant Dassault Aviation (France), Airbus (Allemagne) et Indra (Espagne) et visant à développer un système de combat aérien de 6e génération. Il comprend un chasseur de nouvelle génération, des drones accompagnateurs et un cloud de combat.
La France, l’Allemagne et l’Espagne, ont commencé à travailler sur cet avion de combat il y a plusieurs années de cela. Le projet se trouve aujourd’hui à un tournant, passant de la phase de planification à celle de la construction d’un prototype.
Le programme SCAF et son équivalent terrestre, le char de combat de nouvelle génération également connu sous le nom de Main Ground Combat System (MGCS), « aboutiront selon des modalités en cours d’examen que les ministres arbitreront », a assuré la source de l’Élysée.
En juillet, les deux pays ont promis que la question serit réglée d’ici la fin de l’année.
La répartition des tâches est le principal sujet de discorde entre Dassault et Airbus depuis plusieurs mois, notamment après que le Français aurait demandé à prendre la tête de 60 % du projet et déclaré qu’il pouvait le mener à bien seul si nécessaire.
(asg)