Porochenko réclame d’autres sanctions si Moscou rompt le cessez-le-feu

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé l'UE le 12 février à imposer davantage de sanctions à la Russie si les termes de l'accord de Minsk sur le cessez-le-feu ne sont pas respectés.

EURACTIV.com
Donald Tusk et Petro Porochenko au sommet. [ Conseil européen ]
Donald Tusk et Petro Porochenko au sommet. [ Conseil européen ]

Le président ukrainien Petro Porochenko a appelé l’UE le 12 février à imposer davantage de sanctions à la Russie si les termes de l’accord de Minsk sur le cessez-le-feu ne sont pas respectés.

Invité par le président du Conseil, Donald Tusk, Petro Porochenko a participé à la première partie du Conseil européen qui s’est déroulé à Bruxelles. Rappelant aux dirigeants européens ce qui avait été conclu à Minsk la veille, le président ukrainien les a exhortés à surveiller de près l’application de l’accord.

Les deux dirigeants ont brièvement rencontré la presse à 18 heures avant que Donald Tusk retourne au sommet qu’il préside. Le président du Conseil a déclaré qu’il avait invité Petro Porochenko afin d’exprimer la solidarité de l’UE avec les victimes « de l’agression contre l’Ukraine ». La présence de Petro Porochenko a également démontré que l’UE était unie dans son soutien aux efforts de l’Ukraine pour restaurer la paix et maintenir l’indépendance et l’intégrité territoriale, a ajouté Donalk Tusk.

Démonstration d’unité

« Nous espérons toujours une solution pacifique, mais pour l’instant le véritable défi est de faire respecter le cessez-le-feu », a rappelé Donalk Tusk, ajoutant au passage que l’UE restera unie « face à la nécessité d’une réaction forte » et d’une « aide massive » pour reconstruire l’Ukraine.

De son côté, Petro Porochenko a assuré qu’il était très important pour lui de se trouver à Bruxelles tout de suite après le sommet à Minsk, qui s’est terminé sur un projet de cessez-le-feu, soutenu par une déclaration signée par les chefs d’État de Russie, d’Ukraine, de France et d’Allemagne.

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Le président ukrainien a affirmé qu’il voyait une Union européenne unifiée qui défend les valeurs européennes et manifeste sa solidarité avec l’Ukraine.

Voyageant de Kramatorsk à Minsk pour finalement arriver à Bruxelles, le président ukrainien a avoué que sur les 72 dernières heures il n’avait dormi que cinq heures. Il a annoncé qu’à Kramatorsk, les terroristes prorusses avaient ouvert le feu avec le lance-roquettes multiple Smerch, tuant ainsi 17 personnes et faisant 64 blessés. La plupart des victimes sont des civils, dont cinq enfants.

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L’élément clé de l’accord de Minsk est le cessez-le-feu, a insisté Petro Porochenko, soulignant par ailleurs le fait que les Ukrainiens ont demandé un arrêt immédiat des hostilités, alors que les séparatistes prorusses ont exigé 70 heures avant le cessez-le-feu.

Tout de suite après la signature de l’accord, les rebelles soutenus par la Russie ont lancé un assaut dans la région de Debaltsevo, a déclaré Petro Porochenko.

C’est pour cela qu’il est essentiel pour l’Ukraine que l’Occident continue à faire pression sur la Russie, a-t-il insisté. Une pression nécessaire pour s’assurer que les promesses de retrait des troupes, de libération des otages et de fermeture des frontières soient tenues.

« Si l’accord de Minsk est violé, ce sera une raison de plus pour alourdir les sanctions imposées par l’UE et les États-Unis », a déclaré Porochenko.