Pour Nicolas Sarkozy, défendre la zone euro est un "devoir"
Lors d’un discours au G120 agricole, le Président de la République a voulu montrer sa volonté de tout faire pour préserver la stabilité et l’unité de la zone euro.
Lors d’un discours au G120 agricole, le Président de la République a voulu montrer sa volonté de tout faire pour préserver la stabilité et l’unité de la zone euro.
Alors que le Premier ministre grec s’apprête à remanier son gouvernement pour avoir la confiance de son parlement, que la note du pays est à deux crans du défaut de paiement et que les États de la zone euro débattent encore de la forme du nouveau plan d’aide, Nicolas Sarkozy s’est voulu offensif et déterminé.
Grande réalisation
Il s’exprimait le jeudi 16 juin au matin devant le G120, une réunion internationale du monde agricole, organisée en amont du G20 agricole qui se tiendra les 22 et 23 juin à Paris. Venu pour évoquer la spéculation financières sur les produits agricoles, il a tenu à évoquer « brièvement le sujet qui sera au coeur des prochains rendez-vous européens (…), la stabilité de la zone euro ».
Pour le Président, avec la Politique agricole commune, l’euro est « l’une des plus grandes réalisations européennes. Et notre devoir à tous, c’est de défendre, de sauvegarder l’euro ». « Sans l’euro, il n’y a pas d’Europe, et l’Europe, c’est la paix et la prospérité », a-t-il ajouté.
Ne pas ruiner les efforts
Ce qui se passe actuellement à Athènes concerne aussi les Français car pour eux « la première source de stabilité, c’est l’euro ».
Nicolas Sarkozy a d’ailleurs balayé d’une phrase les arguments des partisans du retour aux monnaies nationales et aux dévaluations compétitives qui « pouvaient ruiner en quelques minutes, des années d’efforts ».
Le secteur privé
Selon le chef de l’État, le soutien à la Grèce serait déjà acquis et les désaccords actuels entre les pays européens ne concerneraient que la forme.
Le principal point de friction porte sur la participation du secteur privé et donc des banques à ce nouveau plan d’aide pour la Grèce. La Banque centrale européenne y est fortement opposée alors que l’Allemagne et la France y seraient favorables sur une base volontaire. « Ce débat n’est pas illégitime et je comprends que chacun de nos États, chacune de nos institutions veuille faire valoir son point de vue ».
Responsabilité
Il a ainsi appelé à « sortir de nos querelles nationales pour retrouver le sens de notre destin commun », et « faire preuve d’esprit de responsabilité et du sens du compromis nécessaires sur lesquels l’Europe s’est bâtie ».
Les ministres des Finances des 27 doivent se réunir ce week-end à Luxembourg pour tenter de trouver un compromis permettant de débloquer la situation. Les 23 et 24 juin prochains, ce seront les chefs d’État et de gouvernement qui se retrouveront à Bruxelles.
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