Premier tour : ce que les candidats disent de l’Europe

Un scrutin national, des répercussions européennes. EURACTIV.fr vous propose un florilège d’articles et de dossiers pour cerner en détail le profil et le projet européen des principaux candidats.

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Un scrutin national, des répercussions européennes. EURACTIV.fr vous propose un florilège d’articles et de dossiers pour cerner en détail le profil et le projet européen des principaux candidats.

C’est ceux qui en parlent le plus qui l’aiment le moins. Selon une étude du site de fact-checking Vigie2012, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les deux candidats les plus critiques à l’égard de la construction européenne, sont les personnalités qui ont le plus évoqué le sujet au cours de la campagne électorale. 

Pour passer en revue les prises de position des hommes et des femmes qui aspirent à être élus à l’élection présidentielle, voici une sélection d’articles publiés par la rédaction d’EURACTIV.fr au cours des derniers mois, par ordre chronologique.

Turquie : l’élection influencera peu les négociations d’adhésion (12 avril 2012)

Le candidat socialiste ne s’oppose pas frontalement à l’entrée du pays dans l’UE mais indique que « l’adhésion ne se fera pas au cours du prochain quinquennat ». L’hostilité de Nicolas Sarkozy à une pleine intégration est connue. 
 

Le Made in France, peu efficace et anti-européen (6 avril 2012)

Les candidats à l’élection présidentielle veulent inciter les consommateurs à acheter français pour pallier les pertes d’emplois dans l’industrie. Mais la mesure peut s’avérer contre-productive et n’est guère conciliable avec l’esprit de la construction européenne.
 

Sur l’Europe, le projet Sarkozy se limite à quelques mesures connues (5 avril 2012)

Au-delà des propositions déjà annoncées et souvent en discussion à Bruxelles, la lettre aux Français du président candidat ne propose pas de nouveau projet pour l’Europe dans les cinq années à venir.
 

Le chantage politique de Nicolas Sarkozy sur Schengen  (11 mars 2012)

Le président-candidat met à mal le principe de gestion collective de l’espace européen de libre circulation des personnes au profit d’une vision souverainiste des frontières. La déclaration est menaçante mais bien peu réaliste.
 

Les socialistes français et allemands en quête d’un agenda commun (16 mars 2012)

Les différences entre le PS et le SPD sont indéniables, mais les deux partis veulent les surmonter en cette période-clé.
 

A Bruxelles, la présidentielle ne laisse pas totalement indifférent (22 février 2012)

Présidentielle oblige, la France a la tête ailleurs. Pour l’Europe, cette absence n’est pas sans conséquence. Les positions des candidats sont scrutées de loin, en particulier sur la surveillance budgétaire.

 

Pour Mélenchon, l’austérité allemande asphyxie l’Europe (15 février 2012)

Exit le modèle allemand. Le candidat du Front de Gauche veut proposer à l’Europe une nouvelle voie de gauche même si les marges de manœuvres sont réduites par une droite largement dominante au sein de l’UE.

 

Eva Joly favorable à de nouveaux transferts de souveraineté vers Bruxelles (30 janvier 2012)
Flanquée de deux de ses collègues du Parlement européen, la candidate écologiste a tenu, le jour du Conseil européen, à réaffirmer que « l’Europe est centrale » dans sa campagne. Eva Joly se dit favorable à un « saut fédéral ».

 

François Hollande se pose en challenger médiatique à Bruxelles (1er décembre 2012)

Chronomètre en main, le candidat socialiste signe son premier tour de piste européen et affirme son hostilité à la réforme des traités. Une annonce loin de clarifier toutes ses intentions, encore floues.

 

Marine Le Pen veut lutter contre « l’empire européiste » (22 novembre 2011)

La candidate du Front national n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier l’Union européenne, qu’elle juge responsable de nombreux problèmes de la France. Elle propose la création d’un « ministère des souverainetés » pour négocier le retour de compétences vers Paris.

Vu d’ailleurs

Que pensent les candidats à l’élection présidentielle de l’Europe ? Mais surtout, que disent nos voisins européens de la campagne française ? Janvier, février, mars, avril… Revivez quatre mois de campagne électorale, vu d’ailleurs.

Profil

Expérience européenne, équipe, réseau dans l’UE ou encore décryptage du programme… A l’occasion de l’élection présidentielle, EURACTIV.fr a enfin consacré une enquête à chacun des principaux candidats :

François Bayrou, l’Europe par nécessité  : Pro-européen, le candidat centriste n’est ni totalement fédéraliste, ni totalement libéral. Il voit l’Union européenne comme une fédération d’États-nations, qui se doit d’être plus démocratique. Mais surtout servir au rayonnement de la France. 

L’Europe, l’aléa de François Hollande: La droite le dit bercé d’illusions, lui croit pouvoir tenir tête aux conservateurs allemands et remettre l’Union sur les rails de la croissance. Affichage politique ou offensive réfléchie ? François Hollande promet de casser certains principes établis.

Marine Le Pen, l’Europe du chacun chez soi  : Pour la première fois de son histoire, le Front national ne sera pas représenté à la présidentielle par son fondateur, Jean-Marie Le Pen. Mais sur l’Europe, sa fille n’a pas modifié la ligne directrice : l’Union européenne doit être détruite. 

Mélenchon, l’Europe rouge  : La presse internationale voit en lui un nouveau Robespierre. S’il arrive au pouvoir, un vent de révolution soufflera-t-il sur Bruxelles ? Parfois exprimée de manière simpliste, l’Europe antilibérale défendue par le chef du Front de gauche est à l’opposée de celle qui se construit actuellement. 

Sarkozy, l’Européen intéressé  : Le président sortant a imprimé sa marque sur une Europe en crise. Mais à vouloir la gouverner comme la France, il a suscité le rejet. Dans les cinq années à venir, il veut renforcer les frontières de l’Union.