Pedro Sánchez et Alexander De Croo se rendent en Israël et en Palestine pour promouvoir la désescalade
Les Premiers ministres espagnol et belge Pedro Sánchez et Alexander De Croo souhaitent promouvoir la désescalade au Moyen-Orient, ont déclaré les deux hommes avant leur visite jeudi pour des entretiens avec leur homologue israélien et le président de l’Autorité palestinienne.
Les Premiers ministres espagnol et belge Pedro Sánchez et Alexander De Croo souhaitent promouvoir la désescalade au Moyen-Orient, ont déclaré les deux hommes avant leur visite jeudi (23 novembre) pour des entretiens avec leur homologue israélien et le président de l’Autorité palestinienne.
Représentant la « double présidence du Conseil de l’UE » — actuellement assurée par l’Espagne et, pour le premier semestre de l’année prochaine, par la Belgique —, les deux Premiers ministres rencontreront séparément le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Ils « s’entretiendront sur la situation humanitaire et politique », cherchant à « contribuer activement à la désescalade et à une solution politique potentielle de la part de l’UE », a indiqué Alexander De Croo sur X.
M. Sánchez et M. De Croo appellent tous deux à un cessez-le-feu humanitaire.
Au sujet de l’État de Palestine, M. Sánchez avait également souligné vouloir « travailler en Europe et en Espagne pour la reconnaissance de l’État de Palestine » lors de son débat d’investiture le 15 novembre.
Sumar, le partenaire de la coalition de gauche espagnole, a fait de la reconnaissance de l’État palestinien une condition préalable à tout accord sur la formation d’un gouvernement en octobre. Seuls neuf des 27 États membres de l’UE reconnaissent l’État de Palestine. C’est notamment le cas de l’Espagne et la Belgique.
« Ce qui se passe aujourd’hui à Gaza n’est plus proportionné », avait soutenu M. De Croo le 7 novembre lors d’un évènement à Bruxelles, a rapporté le Brussels Times.
Tout en condamnant les attaques du 7 octobre menées par le Hamas palestinien, il a appelé au dialogue politique et à la cessation des hostilités, ainsi qu’à la libération immédiate des otages détenus par le Hamas. Il a également réaffirmé que la Belgique ne prenait pas parti, mais qu’elle s’efforçait de mettre fin à la violence.
La vice-première ministre belge Petra De Sutter est allée plus loin en appelant à des « sanctions contre Israël » le 9 novembre.
« La pluie de bombes est inhumaine. Alors que des crimes de guerre sont commis à Gaza, Israël ignore l’appel international à un cessez-le-feu », avait déclaré Mme De Sutter.
Les divisions au sein du gouvernement belge sont révélatrices des désaccords plus larges au niveau de l’UE, les pays peinant à trouver une position commune.
Couloirs humanitaires
Après de longues négociations, les États membres se sont mis d’accord le 26 octobre pour demander la mise en place de « couloirs humanitaires et de trêves humanitaires » ainsi que l’organisation d’une conférence pour la paix.
Plusieurs pays de l’UE ont veillé à mettre l’accent sur l’aspect humanitaire des couloirs, car ils craignent qu’ils ne soient utilisés à mauvais escient par des tiers pour fournir du matériel militaire au Hamas, selon des diplomates de l’UE.
Du côté des institutions européennes, le chef de la diplomatie, Josep Borrell, s’est rendu en Israël et dans les territoires palestiniens, ainsi que dans plusieurs pays arabes, du 16 au 20 novembre, pour discuter de l’aide humanitaire à Gaza et des questions politiques avec les dirigeants de la région.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, se sont rendues en Israël quelques jours après l’attaque du 7 octobre, mais n’ont pas visité les territoires palestiniens.
Les attaques israéliennes sur la bande de Gaza se sont intensifiées depuis l’incursion du Hamas le 7 octobre, qui a coûté la vie à plus de 1 200 personnes, dont 33 enfants.
L’attaque militaire à grande échelle d’Israël sur la bande de Gaza a depuis entraîné la mort de plus de 13 000 personnes, dont plus de 5 000 enfants et 3 500 femmes, selon le bureau des médias du gouvernement dans la bande de Gaza.