Sarkozy et Royal se préparent pour le second tour [FR]

Avec un taux proche de 85%, la participation est sortie grand vainqueur de ce premier tour de l'élection présidentielle française, caractérisée par la chute du soutien à l'extrême-droite et l'émergence du dirigeant centriste, F. Bayrou comme "troisième homme". Seule S. Royal a mentionné l'Europe dans les discours qui ont suivi l'annonce des résultats.

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Avec un taux proche de 85%, la participation est sortie grand vainqueur de ce premier tour de l’élection présidentielle française, caractérisée par la chute du soutien à l’extrême-droite et l’émergence du dirigeant centriste, F. Bayrou comme « troisième homme ». Seule S. Royal a mentionné l’Europe dans les discours qui ont suivi l’annonce des résultats.

Le candidat conservateur, Nicolas Sarkozy, a remporté 30,5% des votes lors du premier tour des élections présidentielles françaises, confirmant les chiffres  
donnés par les sondages et préparant le cadre d’un second tour (le 6 mai 2007) l’opposant à Ségolène Royal, sa rivale socialiste qui a obtenu 25,7% des votes.

Ces résultats sont venus sans surprise confirmer les sondages d’opinion publiés lors des semaines précédant les élections.

Le taux de participation s’est approché des 85%, son niveau le plus haut depuis les premières élections de 1965 qui ont marqué l’avènement de la politique française d’après-guerre. Les dernières élections, en 2002, avait enregistré un taux record d’abstention, les électeurs faisant preuve d’une apathie contribuant largement à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour, où il a échoué contre Jacques Chirac.

Le chef de l’extrême droite n’a pas réitéré son score de 2002, chutant de 17% à 11% des voix. Ce score décevant pour le parti résulte largement de la stratégie de « vote utile » prônée par la Gauche afin de maintenir Jean-Marie Le Pen à l’écart du second tour et éviter de revivre le choc de 2002. 

Ni les Verts ni les Communistes n’ont dépassé la barre des 5%. La dispersion des votes de la Gauche avait été dénoncée comme une des raisons de l’accession au second tour des élections de 2002 de Jean-Marie Le Pen.

Toute l’attention se tourne désormais vers François Bayrou, le dirigeant de la formation centriste qui est apparu comme le « troisième homme », après avoir enregistré une hausse considérable, passant de 6,8% en 2002 à 18,6%. Toutefois, selon les chaînes télévisées françaises, les électeurs centristes seraient désormais divisés sur le vote du second tour.