Sarkozy obtient la majorité mais pas une victoire écrasante [FR]

Le président français Nicolas Sarkozy a remporté une nette majorité aux élections législatives françaises qui pourra soutenir son agenda de réformes. Les socialistes s'en sont cependant mieux sortis que prévu, plaçant l'opposition dans une meilleure posture qu'au parlement précédent.  

Le président français Nicolas Sarkozy a remporté une nette majorité aux élections législatives françaises qui pourra soutenir son agenda de réformes. Les socialistes s’en sont cependant mieux sortis que prévu, plaçant l’opposition dans une meilleure posture qu’au parlement précédent.
 

Selon les résultats finaux publiés le 17 juin 2007 par le ministère de l’intérieur, Nicolas Sarkozy a obtenu une nette majorité au parlement français, son parti conservateur (UMP) ayant obtenu 314 sièges sur 577. 

Grâce à ces résultats, combinés avec les 22 sièges du Nouveau Centre soutenant la majorité présidentielle (l’ex-UDF ralliés à l’UMP), Nicolas Sarkozy a remporté la majorité nécessaire lui permettant de pouvoir mettre en oeuvre les réformes économiques qu’il a promises durant la campagne présidentielle en mai 2007.

Il ne s’agit pourtant pas de la victoire écrasante prévue par les sondages avant les élections, l’opposition socialiste menée par François Hollande ayant obtenu 185 sièges. Par rapport aux 149 sièges du parlement précédent, les Socialistes renforcent leur position avec cette élection et constitueront une force que le gouvernement du premier ministre François Fillon devra prendre en considération. 

Le gouvernement a également été affaibli par la démission forcée du numéro deux Alain Juppé de son super ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, en raison de sa défaite à Bordeaux. 

Commentant ces résultats, le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, a déclaré que la « vague bleue annoncée, qui devait déferler, n’a pas eu lieu », ajoutant : « Il y aura dans la prochaine Assemblée, et tant mieux, de la diversité et du pluralisme. C’est bon pour le pays ». 

Au cours d’un discours télévisé, F. Fillon a déclaré qu’il chercherait à mettre en oeuvre des réformes et à « dégager des consensus nationaux autour des grands défis de notre siècle comme le font tous les pays modernes ». Il a également indiqué : « Nous allons réformer, nous allons rénover, nous allons expérimenter des idées nouvelles », ajoutant que la majorité respecterait l’opposition et renforcerait ses droits au parlement.

Les Socialistes ont également réservé leur part de surprises. Ségolène Royal, la candidate socialiste à la présidence française vaincue, a en effet annoncé sa rupture avec François Hollande. S. Royal a également fait part de son intention de se présenter contre son ancien compagnon et père de ses quatre enfants à la direction du parti socialiste.

Les élections ont également été marquées par un taux de participation relativement faible d’environ 60%, bien en dessous des 80% atteints aux élections présidentielles.