Sarkozy s’engage à « remettre de la politique en Europe » [FR]
« La France est de retour en Europe », a déclaré le président français Nicolas Sarkozy dimanche suite à l’adoption par le Parlement d’une loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. « Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe », a-t-il ajouté, réitérant des appels précédents concernant les taux de change et les politiques commerciales.
« La France est de retour en Europe », a déclaré le président français Nicolas Sarkozy dimanche suite à l’adoption par le Parlement d’une loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne. « Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe », a-t-il ajouté, réitérant des appels précédents concernant les taux de change et les politiques commerciales.
Le traité de Lisbonne va permettre à la France de « retrouver son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs », a déclaré le président lors d’une courte intervention télévisée dimanche 10 février.
« Désormais il y aura plus de démocratie, plus de responsabilité dans le fonctionnement de l’Europe », a-t-il affirmé, soulignant le fait que, grâce au traité, « les décisions seront mieux contrôlées par les
Parlements nationaux ».
La ratification du traité de Lisbonne sera effective le 14 février, date de sa publication au Journal Officiel, a précisé l’Elysée à l’AFP.
« Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe, de ne plus abandonner l’Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique », a poursuivi le président français.
« Il faut pouvoir parler de tout comme dans n’importe quelle démocratie : de la monnaie qui n’est pas un sujet tabou, de la politique commerciale, de la politique industrielle, de la réciprocité en matière de concurrence ou des dérives du capitalisme financier ».
M. Sarkozy a assuré qu’il voulait remettre ces sujets sur la table durant la présidence française de l’UE au second semestre de l’année. « C’est dans cet esprit que je proposerai à nos partenaires comme priorité de travailler sur une stratégie de développement durable, une politique commune de l’immigration, une défense européenne et une refondation de la politique agricole ».
La modernisation de la politique agricole commune, qui représente près de 44 % des dépenses européennes, sera un élément important lors de l’ouverture des négociations sur les futures priorités budgétaires de l’UE. Les agriculteurs français sont actuellement les principaux bénéficiaires de la PAC, absorbant environ 22 % des aides agricoles européennes en 2004.
M. Sarkozy a déjà ouvert la voie à la réforme de la PAC en septembre de l’année dernière, indiquant une ouverture vers la révision des priorités budgétaires de l’UE. Cependant, il a également insisté sur la dimension stratégique la politique agricole tant pour la France que l’UE (EURACTIV 12/09/07).