Sécurité énergétique : un câble électrique entre la France et l’Irlande va être construit

La construction d’un câble sous-marin à haute tension, capable de transporter suffisamment d’électricité pour 450 000 foyers, dans le but de renforcer la sécurité énergétique et de contribuer à réduire les factures, a débuté lundi entre la France et l’Irlande.

Euractiv.com
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L’UE cherche à renforcer l’interconnexion entre les pays afin d’accroître la sécurité énergétique et d’intégrer davantage d’énergies renouvelables en partageant l’électricité entre les États membres. Par exemple, l’interconnexion permettrait de partager l’électricité entre un pays où il y a du vent et un autre où il y en a moins ce jour-là. [Masha Basova/Shutterstock]

La construction d’un câble sous-marin à haute tension, capable de transporter suffisamment d’électricité pour 450 000 foyers, dans le but de renforcer la sécurité énergétique et de contribuer à réduire les factures, a débuté lundi entre la France et l’Irlande.

Le « Celtic Interconnector », qui devrait être achevé en 2026 et raccordé au réseau en 2027, « représente une étape importante pour l’avenir énergétique des deux pays », peut-on lire dans un communiqué de presse conjoint des deux gouvernements.

« Le renforcement de l’interconnexion électrique sera un élément clé de notre utilisation croissante des énergies renouvelables, contribuera à réduire les prix de l’énergie et jouera un rôle central dans le cheminement de l’Irlande vers un système électrique à consommation “zéronet” », a déclaré le ministre irlandais de l’Environnement et du climat, Eamon Ryan.

Son homologue française, Agnès Pannier-Runacher, qui s’est rendue à Dublin pour marquer l’événement, s’est déclarée « ravie d’inaugurer le Celtic Interconnector » et a affirmé que celui-ci renforcerait la sécurité de l’approvisionnement et les efforts de décarbonisation en France et en Irlande.

Une fois achevé, le câble de 700 mégawatts reliera la côte sud de l’Irlande à la côte nord de la France, créant ainsi un lien direct entre le réseau électrique irlandais et celui de l’Union européenne.

« Il permettra également de mieux intégrer les marchés européens de l’électricité et, en utilisant des marchés de l’énergie plus diversifiés, il améliorera notre sécurité et notre résilience en matière d’électricité », a déclaré M. Ryan.

L’Union européenne cherche à renforcer l’interconnexion entre les pays afin d’accroître la sécurité énergétique et d’intégrer davantage d’énergies renouvelables en partageant l’électricité entre les États membres. Par exemple, l’interconnexion permettrait de partager l’électricité entre un pays où il y a du vent et un autre où il y en a moins ce jour-là.

L’interconnexion celtique fait partie du plan de développement du réseau offshore destiné à renforcer l’intégration du marché de l’énergie de l’UE et a bénéficié d’un financement de 530,7 millions d’euros au titre du mécanisme « Connecting Europe Facility ».

L’Irlande travaille en outre à l’établissement de nouvelles connexions avec le réseau britannique. De son côté, la France établit également une connexion électrique avec l’Espagne.

Au cours de la visite de Mme Pannier-Runacher, les gouvernements français et irlandais ont également signé une déclaration d’intention visant à coopérer dans le domaine de la transition énergétique, en s’appuyant sur un plan d’action existant pour la période 2021-2025, qui comprend des projets prioritaires pour l’éolien terrestre, le développement du solaire et les énergies renouvelables en mer.

« Ce que nous avons défini dans cette déclaration montre clairement que l’Irlande et la France joueront un rôle central dans les plans énergétiques européens au sens large », a déclaré M. Ryan.

De son côté, Mme Pannier-Runacher a déclaré que sa visite « permettrait de développer les relations très étroites et amicales entre la France et l’Irlande dans le domaine de l’énergie et du changement climatique ».

Elle a ajouté que cette visite aiderait également les deux gouvernements à préparer le sommet international sur le climat COP28 qui se tiendra à la fin de l’année et leur coprésidence de la réunion ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie de 2024 visant à définir le mandat de l’agence et à faire le point sur ses activités.