Un député danois condamné pour fraude élu à la tête d’un parti d’extrême droite
Le député Morten Messerschmidt a été élu à la tête du Parti du peuple danois (Danske Folkeparti, DF), un parti d’extrême droite, le 23 janvier. Cependant, sa condamnation pour détournement de fonds et son style de leadership ont soulevé des doutes quant à son emprise future sur le parti.
Le député Morten Messerschmidt a été élu à la tête du Parti du peuple danois (Danske Folkeparti, DF), un parti d’extrême droite, le dimanche 23 janvier. Cependant, sa condamnation pour détournement de fonds européens et son style de leadership ont soulevé des doutes quant à son emprise future sur le parti.
Il s’agit d’une victoire convaincante pour M. Messerschmidt, qui a obtenu plus de 60 % des voix, soit celles de 499 des 825 délégués du parti, au premier tour.
Si cette victoire écrasante l’a porté à la tête du Parti populaire danois, plusieurs députés dudit parti ont critiqué le nouveau président élu, citant sa condamnation pour fraude comme un obstacle très sérieux.
M. Messerschmidt a été condamné par un tribunal de district pour fraude avec aux fonds européens et falsification de documents, mais les juges ont depuis été déclarés incompétents sur l’affaire qui doit maintenant être rejugée. Le Parlement européen a ordonné à M. Messerschmidt de rembourser environ 400 000 euros de fonds européens qu’il avait détournés et dépensés pour des campagnes politiques.
De vives critiques ont été émises par la porte-parole du DF pour l’intégration et l’immigration, Marie Krarup, qui craint désormais l’exclusion malgré l’appel à l’unité de M. Messerschmidt au sein du parti.
« Le moment est venu de guérir notre parti, d’unir notre parti et de faire de la place pour tout le monde. Il n’y aura pas de représailles pour ce qui s’est passé dans le passé, nous devons maintenant avancer ensemble », a déclaré M. Messerschmidt dans son discours de victoire.
La prochaine étape pour le président du parti nouvellement élu consistera à doter le groupe parlementaire de 16 membres. Messerschmidt pourrait être tenté de constituer sa propre équipe, mais il se pourrait qu’il ne dispose pas d’une majorité suffisamment importante au sein du groupe pour le faire.
M. Messerschmidt a soutenu ouvertement la décision du Danemark de révoquer les permis de séjour des réfugiés syriens après que Copenhague a jugé que Damas et ses environs étaient sûrs.