Un partenariat euro-japonais pour un système monétaire équilibré
Le fondateur d’Europanova Guillaume Klossa et l’économiste Jean-François Jamet proposent la constitution d’un partenariat euro-japonais pour réduire la volatilité de l’euro et les déséquilibres économiques mondiaux. Cette idée constitue l’une de leur "60 propositions pour fonder une puissance européenne", rendues publiques le 6 mai dernier.
Le fondateur d’Europanova Guillaume Klossa et l’économiste Jean-François Jamet proposent la constitution d’un partenariat euro-japonais pour réduire la volatilité de l’euro et les déséquilibres économiques mondiaux. Cette idée constitue l’une de leur « 60 propositions pour fonder une puissance européenne », rendues publiques le 6 mai dernier.
« Proposer, de concert avec le Japon, à la Chine et aux autres pays asiatiques de remplacer l’alignement du cours de leur monnaie sur celui du dollar, par l’adoption d’un adossement de leur monnaie à un panier de devises incluant l’euro et le yen, dont la part respective augmenterait progressivement face au dollar. » Telle est la proposition formulée dans le rapport intitulé « Une Europe qui ose dans l’intérêt des Européens », publié par le think tank EuropaNova.
Ce partenariat cherche à répondre à la volatilité de l’euro et permettrait à l’Europe de stabiliser sa monnaie face aux monnaies asiatiques pour faciliter ses investissements et exportations vers l’Asie. Pour parvenir à convaincre la Chine, la proposition concernerait tous les pays asiatiques afin de répondre au refus chinois d’une réévaluation du yuan face aux autres pays. Par ailleurs, un tel partenariat offrirait aux pays asiatiques un moyen d’échapper à leur dépendance vis-à-vis du dollar et de l’économie américaine.
Autre proposition en phase avec la crise grecque : la constitution d’un fonds monétaire européen. Si dans un premier temps, il serait financé par les contributions des États à proportion de leur PIB, il serait par la suite « alimenté uniquement par les contributions des États membres qui enfreignent les critères du Pacte de Stabilité. » Leur participation financière au fonds serait remplacée sur une contribution proportionnelle au niveau de la dette publique et du déficit. Interrogé par EURACTIV.fr, Jean-François Jamet, co-auteur du rapport explique qu’un tel système permettrait de créer une assurance contre le risque de défaut d’un État, et d’inciter fortement ces mêmes États à respecter les critères du Pacte de Stabilité. » Ce mécanisme aurait enfin l’avantage « d’apporter de la crédibilité aux finances publiques européennes pour l’avenir » tout en étant « facile à mettre en place institutionnellement », conclut-il.