Washington admet que des sanctions contre Moscou auraient « des répercussions mondiales »

Mme Yellen a précisé qu'un « paquet de sanctions » visant des personnes et entreprises du secteur financier, avec « sans doute un contrôle des exportations », a été préparé en concertation avec les alliés Européens.

US Secretary of Treasury Janet Yellen testifies during the Senate Appropriations Subcommittee hearing to examine the FY 2022 budget request for the Department of the Treasury
"Evidemment, nous voulons que cela pèse surtout sur la Russie. Mais nous reconnaissons que ces sanctions auront aussi des répercussions mondiales", a déclaré la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden. [EPA-EFE/Greg Nash]

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a admis que des sanctions à l’encontre de la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine auraient des « répercussions mondiales » dans un entretien à l’AFP.

« Evidemment, nous voulons que cela pèse surtout sur la Russie. Mais nous reconnaissons que ces sanctions auront aussi des répercussions mondiales », a déclaré la ministre de l’Economie et des Finances de Joe Biden.

Elle a précisé qu’un « paquet de sanctions » visant des personnes et entreprises du secteur financier, avec « sans doute un contrôle des exportations », a été préparé en concertation avec les alliés Européens.

Joe Biden avait prévenu mardi (15 février) que les sanctions occidentales contre la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine « sont prêtes ». Il avait alors évoqué des mesures « puissantes » visant les institutions financières et « des industries-clés ».

« Le Trésor est impliqué dans l’élaboration d’un ensemble de sanctions financières », a poursuivi Mme Yellen, soulignant avoir « travaillé très, très étroitement avec nos alliés européens ».

« Nous nous sommes mis d’accord sur un paquet de sanctions », sur « un paquet de sanctions très important qui aura de graves conséquences pour l’économie russe », a-t-elle également déclaré. « Et nous avons un très fort soutien de la part de nos alliés européens pour avancer ensemble », a-t-elle assuré.

Plus largement, la secrétaire au Trésor s’inquiète des conséquences de ces tensions géopolitiques sur les prix de l’énergie, alors que les Etats-Unis font déjà face à leur plus forte inflation depuis 40 ans.

« Nous sommes préoccupés par l’impact potentiel sur les marchés de l’énergie, compte-tenu du rôle important de la Russie en tant que fournisseur de pétrole pour le marché mondial, et de gaz naturel pour l’Europe », a-t-elle souligné.

Elle a précisé que Washington travaillait avec ses « alliés européens pour essayer de les protéger au mieux » des conséquences possibles.

Il s’agit ainsi de s’ « assurer qu’il y a des approvisionnements disponibles (qui) viennent d’autres parties du monde », ou « que le pétrole et le gaz naturel continuent d’être acheminés vers l’Europe ».