A Bruxelles, le dernier sommet du "président candidat"

Sauf réunion extraordinaire d’ici à l’élection présidentielle, la rencontre des 1er et 2 mars était le dernier rendez-vous européen du Président de la République. Un air de campagne a flotté tout au long des deux jours.

EURACTIV.fr
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Sauf réunion extraordinaire d’ici à l’élection présidentielle, la rencontre des 1er et 2 mars était le dernier rendez-vous européen du Président de la République. Un air de campagne a flotté tout au long des deux jours.

L’absence d’enjeux concrets de ce Conseil européen a permis au président-candidat de rester connecté à la campagne depuis Bruxelles. A son arrivée, dans la soirée du 1er mars, avec plus d’une heure et demi de retard, Nicolas Sarkozy a aussitôt commenté, assez longuement, les évènements de Bayonne même s’il avait commencé par dire qu’il était là pour…parler Europe.

Il a d’ailleurs récidivé quelques heures plus tard alors que les discussions allaient bon train entre les dirigeants européens. Le chef de l’État s’est éclipsé de la réunion pour annoncer lui-même, et avant son ministre des Affaires étrangères, que la journaliste française, Edith Bouvier, blessée et bloquée depuis plusieurs jours à Homs, était finalement arrivée à Beyrouth. 

Plein d’idées

Il a fallu attendre la conférence de presse finale du vendredi 2 mars pour que Nicolas Sarkozy évoque les sujets européens. Mais, là encore, la campagne n’était pas bien loin. Interrogé par la presse française sur ses ambitions européennes en cas d’échec à la présidentielle, le chef de l’État a répondu, non sans ironie, qu’il ne pensait pas disposer des qualités pour être président du Conseil européen ou de la Commission.

« En aucun cas d’aucune façon. La seule façon que vous ayez de m’entendre, c’est de me réélire », a-t-il ajouté.

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Les idées ne manquent pas à Nicolas Sarkozy pour remplir un nouveau quinquennat sur le plan européen. Il a évoqué une réforme du droit de la concurrence ou la nécessité de mettre en place une réciprocité dans les relations commerciales entre l’UE et les pays tiers. Le « président candidat » a rappelé que si des entreprises asiatiques pouvaient remporter des marchés publics en Europe, l’inverse n’était pas possible. 

Conviction européenne

Il a aussi pointé du doigt l’incohérence d’un dumping social entre partenaires européens. Au détail près que la mise en place de la TVA sociale en France, qu’il a soutenue personnellement, s’y apparente puisqu’il a pris la décision sans concertation avec ses voisins.

Enfin, les positions de François Hollande sur l’Europe ont été taclées. Nicolas Sarkozy a affirmé que, s’il était de gauche, il aurait « honte » de l’abstention des socialistes lors du vote sur le Mécanisme européen de stabilité. 

Avant d’enfoncer le clou au sujet de la ratification à venir du nouveau traité européen sur la gouvernance budgétaire : « Il suffirait qu’ils s’abstiennent une nouvelle fois….C’est sans doute ce qu’on appelle la conviction européenne chevillée au corps ».