Accord en demi-teinte sur les stress tests des centrales nucléaires
La Commission européennes et les États membres sont finalement parvenus à un accord concernant les critères des tests de résistance des centrales nucléaires. Les attaques terroristes sont écartées du cahier des charges.
La Commission européennes et les États membres sont finalement parvenus à un accord concernant les critères des tests de résistance des centrales nucléaires. Les attaques terroristes sont écartées du cahier des charges.
Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, les dirigeants des 27 voulaient rassurer une opinion publique de plus en plus septique sur le nucléaire. Lors du Conseil européen des 24 et 25 mars dernier, ils ont demandé l’organisation d’inspections et de tests pour vérifier la sécurité de l’ensemble des installations nucléaires sur leur sol.
Divergences franco-allemandes
Si sur le fond existait un accord de principes, les discussions sur la forme, et plus particulièrement les modalités, ont pris du temps et ont laissé apparaitre de fortes divergences entre pays.
L’Allemagne qui s’est engagée dans un processus de fermeture de ses centrales nucléaires sur 20 ans a plaidé dès le début en faveur d’un cahier des charges très strict, prenant aussi en compte les risques d’attaques terroristes comme le crash d’un avion sur un réacteur.
Le Royaume-Uni et la France s’y sont toujours opposés.
Pas les avions
Après deux mois de négociations, les Européens sont toutefois arrivés à un accord dont l’AFP s’est procuré une copie. Le commissaire à l’Energie, Gunther Oettinger a donné son accord, toujours selon l’AFP.
Il prévoit la mise en place d’un groupe de travail mixte composé d’experts de la Commission européenne et des États membres. Des tests très poussés sur la résistance aux catastrophes naturelles pourront être menés.
Néanmoins, la sécurité face à des actes de terrorisme ou de sabotage ne sera pas de la compétence des experts.
Des fermetures à venir ?
Au sein de l’Union européenne, 143 réacteurs nucléaires sont en activité. Certains, parmi les plus anciens, pourraient ne plus répondre aux normes de sécurité. En France, le cas du site de Fessenheim en Alsace est souvent évoqué. Ses deux réacteurs ont été mis en service en 1977.
Lors de la conférence de presse finale du Conseil européen des 24 et 25 mars dernier, le Président français, Nicolas Sarkozy avait déclaré que « tous les tests seront conduits en France, tous les résultats seront publiés et si les tests n’étaient pas concluants, nous en tirerions immédiatement les conséquences et il y a une seule conséquence, c’est la fermeture ».