Actifs russes pour aider Kiev : Paolo Gentiloni note une « convergence positive » au G7
Le commissaire européen à l’Économie Paolo Gentiloni a noté vendredi (24 mai) au G7 Finances réuni en Italie « un climat de convergence positive » sur l’utilisation des intérêts générés par les actifs russes gelés pour aider l’Ukraine.
Le commissaire européen à l’Économie Paolo Gentiloni a noté vendredi (24 mai) au G7 Finances réuni en Italie « un climat de convergence positive » sur l’utilisation des intérêts générés par les actifs russes gelés pour aider l’Ukraine.
« Il y a encore beaucoup de détails à éclaircir, à approfondir », a-t-il reconnu en marge de la réunion des grands argentiers des pays riches qui se tient jusqu’à samedi à Stresa sur les rives du Lac Majeur, dans le nord de l’Italie.
« Mais il me semble que l’on avance dans un climat de convergence positive », s’est-il félicité, espérant aboutir « à moyen terme à un accord pouvant peut-être être conclu au niveau politique au G7 » des chefs d’Etat et de gouvernement prévu mi-juin dans les Pouilles (sud).
Une position partagée par le ministre italien de l’Économie Giancarlo Giorgetti, hôte de la réunion : « Nous travaillons pour arriver à une solution, nous espérons poser ici les fondations pour une solution au sommet de la mi-juin ».
Jeudi, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen avait appelé le G7 à être « plus ambitieux » dans l’utilisation des actifs russes.
Sur la table des négociations à Stresa figure la proposition des États-Unis visant à accorder à l’Ukraine jusqu’à 50 milliards de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices engendrés par les 300 milliards d’euros d’avoirs de la banque centrale de Russie gelés par le G7 et l’Europe.
Les détails du projet de l’administration Biden ne sont pas encore arrêtés, notamment le fait de savoir qui émettra la dette, les États-Unis seuls ou les pays du G7.
« La seule vraie condition pour pouvoir arriver à une conclusion juste de la guerre est de continuer à soutenir l’Ukraine », a insisté M. Gentiloni, ancien chef du gouvernement italien.
Le temps presse, car la lenteur de l’aide européenne et l’arrêt quasi-total pendant des mois de celle des États-Unis ont handicapé l’Ukraine au moment même où la Russie reprenait l’initiative sur le terrain.