Adolescent tué : nouvelle nuit de tensions malgré l'appel au calme d'Emmanuel Macron
Craignant un risque d'embrasement, le président français a appelé au calme après le décès par balle d’un adolescent au cours d’une interpellation de la police mardi. Or des heurts entre la population et les forces de l’ordre se sont poursuivis dans la nuit de mercredi à jeudi.
Craignant un risque d’embrasement, le président français a appelé au calme après le décès par balle d’un adolescent au cours d’une interpellation de la police mardi. Or des heurts entre la population et les forces de l’ordre se sont poursuivis dans la nuit de mercredi à jeudi.
Un adolescent de 17 ans est mort des suites des blessures provoquées par un coup de feu tiré par la police lors d’un contrôle de police, à Nanterre dans les Hauts-de-Seine (92), proche banlieue de Paris.
Après le drame, le policier a été placé en garde à vue et une enquête a été ouverte pour « homicide volontaire », fait rare dans ce genre de cas. La police a expliqué que l’agent avait réagi à un refus d’obtempérer.
« Nous avons un adolescent qui a été tué, c’est inexplicable, inexcusable », a déclaré le président Emmanuel Macron. « Il faut que le calme pour la justice se fasse, et il faut du calme partout, parce que nous n’avons pas besoin d’avoir un embrasement, une situation qui viendrait se dégrader », a-t-il ajouté.
En effet, les circonstances de l’accident ont causé de vives réactions. La nuit entre mardi et mercredi a été agitée à Nanterre, où des heurts ont éclaté entre des policiers et des habitants. Plus de 30 personnes ont été arrêtées, une vingtaine de policiers blessés, des véhicules brûlés et des bâtiments endommagés.
Interrogée par les sénateurs lors des questions au gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne a jugé que l’intervention policière « ne semble manifestement pas conforme aux règles d’engagement de nos forces de l’ordre » et que « les images donnent à penser que le cadre d’intervention légal n’a pas été respecté ».
La mère du jeune homme tué a appelé, dans une vidéo postée sur le réseau social TikTok, à rejoindre une marche blanche devant la préfecture de Nanterre jeudi. D’ici là, 2 000 policiers et gendarmes ont été déployés mercredi en banlieue de Paris pour éviter de nouveaux heurts.
Malgré les appels au calme des autorités, dans la nuit de mercredi à jeudi, des émeutes se sont poursuivies à Nanterre et se sont étendues à plusieurs villes du reste du pays. Outre une vingtaine de villes en Seine Saint Denis dans le nord de la capitale, les agglomérations de Toulouse, Lyon, Dijon, Roubaix, Nice, Amiens. Dans plusieurs endroits des commissariats ont été pris pour cible.