Alain Cadec s'implique sur la pêche en eau profonde
Favorable au maintien de l'activité alors que la Commission souhaite y mettre un terme, le député UMP vient d'être nommé rapporteur d'opposition sur le sujet. Il entend bien défendre les intérêts français.
Favorable au maintien de l’activité alors que la Commission souhaite y mettre un terme, le député UMP vient d’être nommé rapporteur d’opposition sur le sujet. Il entend bien défendre les intérêts français.
En septembre dernier, le poste de rapporteur sur le dossier de la pêche en eau profonde avait échappé à la socialiste française Isabelle Thomas, au profit de son homologue grec, Kriton Arsenis.
>>> Lire : Le rapport sur la pêche en eau profonde échappe aux socialistes français
Un coup dur pour la délégation tricolore, l’une des rares à défendre cette pratique ouvertement alors que la commission souhaite l’interdire. Dans des dossiers comme la pêche ou l’agriculture, les divergences de point de vue sont bien plus souvent nationales que politiques.
>>> Lire : Pêche en eau profonde, une négociation à couteaux tirés
Or, dans le mode de fonctionnement du Parlement européen, les autres groupes politiques nomment aussi des « shadow rapporteurs », selon le terme consacré.
En pratique, il s’agit d’écrire des rapports parallèles dans le but de faire remonter les positions de chacun pour permettre d’obtenir un compromis. Aucun parti ne possède une majorité absolue dans l’hémicycle l’autorisant à passer un texte de son cru.
Eviter la diabolisation
Vendredi 26 octobre, le Parti populaire européen, dont est membre l’UMP, a ainsi confié la tâche à Alain Cadec, élu de la région Ouest et vice-Président de la commission de la pêche.
« Je suis satisfait d’avoir été nommé par mon groupe pour travailler sur ce rapport, même si ce n’est pas un dossier facile. Ce texte touche notamment aux intérêts des pêcheurs français. Je pense donc qu’il était important qu’un eurodéputé français se saisisse du dossier », a déclaré le parlementaire.
Dans son communiqué de presse, il n’a pas manque de critiquer la méthode de travail de la Commission européenne qui « sans attendre les résultats des études qu’elle a commandées, (…) propose un texte qui me semble trop radical. Par ailleurs, elle occulte totalement certains aspects du dossier, notamment le volet social et les nombreux emplois générés par cette activité ».
>>> Pour en savoir plus sur le sujet, notre dossier: Les eaux troubles de la pêche profonde