Annalena Baerbock insiste sur l’unité de l’UE lors de sa visite en Chine

L’Union européenne défend une approche unifiée vis-à-vis de la Chine, a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, au premier de ses trois jours de visite dans le pays, jeudi, après que les remarques d'Emmanuel Macron sur Taïwan ont suscité des critiques de la part des partenaires de l’UE.

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Jordanian Foreign Minister Ayman Safadi visits Berlin
La ministre des Affaires étrangères allemande a par ailleurs souligné que la campagne électorale menée en Macédoine du Nord au début de l’année avait également rendu difficile la discussion sur les changements constitutionnels. [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

L’Union européenne défend une approche unifiée vis-à-vis de la Chine, a déclaré la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, au premier de ses trois jours de visite dans le pays, jeudi (13 avril), après que les remarques du président français Emmanuel Macron sur Taïwan ont suscité des critiques de la part des partenaires de l’UE.

Mme Baerbock a entamé son voyage quelques jours seulement après la visite conjointe du président français, M. Macron, et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et bien qu’elle soit arrivée seule dans le pays, elle a tenu à projeter l’unité de l’UE au premier jour de son voyage.

En ce qui concerne la Chine, l’Allemagne et ses partenaires de l’UE ne sont pas seulement « proches les uns des autres en termes d’intérêts et de valeurs, nous poursuivons également des approches stratégiques communes », a-t-elle déclaré aux journalistes en marge d’une visite à Tianjin, a rapporté le média FAZ.

Les remarques de Mme Baerbock interviennent après que M. Macron a fait sourciller l’Allemagne et d’autres pays de l’UE en début de semaine lorsqu’il a déclaré dans une interview réalisée pendant son vol de retour vers la France que l’UE devrait garder une distance égale avec la Chine et les États-Unis dans sa politique à l’égard de Taïwan.
La ministre allemande, quant à elle, a déclaré dans un communiqué avant le voyage qu’elle « soulignerait la conviction européenne commune qu’une modification unilatérale du statu quo dans le détroit de Taïwan, et en particulier une escalade militaire, serait inacceptable ».

Mme Baerbock a également fait explicitement référence à la position de la France : à la veille de son voyage, M. Macron avait « souligné une nouvelle fois que la politique chinoise de la France reflétait pleinement la politique chinoise de l’Europe », a-t-elle déclaré, ajoutant que, pour des pays appartenant au même marché unique, il n’est « même pas possible d’avoir des positions différentes sur le plus grand partenaire commercial ».