Après une nuit agitée, Komorowski remporte les élections polonaises

Après une nuit agitée pour la démocratie polonaise, Bronis?awKomorowski du parti dominant libéral-conservateur Plate-forme civique (PO) apparaît comme le gagnant de l’élection présidentielle qui a eu lieu dimanche (4 juillet). Un reportage d'EURACTIV Pologne.

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Après une nuit agitée pour la démocratie polonaise, Bronis?awKomorowski du parti dominant libéral-conservateur Plate-forme civique (PO) apparaît comme le gagnant de l’élection présidentielle qui a eu lieu dimanche (4 juillet). Un reportage d'EURACTIV Pologne.

L'élection s'est avérée plus serrée que ne l'avaient prédit les sondages d'opinion.

Aux environs de 22 heures, M. Komorowski semblait avoir gagné, avec 50,6 % des voix contre 49,4 % pour Jaros?aw Kaczy?ski, dirigeant du parti Droit et justice (PiS), et frère jumeau de l'ancien président Lech Kaczy?ski, décédé dans un accident d'avion au mois d'avril.

Toutefois, avec 21 % des voix comptées, le résultat était encore dans la balance et peu après minuit, le gagnant semblait être M. Kaczy?ski, qui avait 50,4 % des voix en sa faveur. De nouveaux résultats sont apparus à 1 heure environ, lorsque 80,39 % des voix avaient été comptées. A ce moment-là, M. Komorowski  était à nouveau en tête avec 51,3 % des voix.

Cette tendance a été confirmée plus tard et lorsque 95 % des voix ont été comptées, M. Komorowski avait obtenu 52,6 % des voix contre 47,4 % pour M. Kaczy?ski.

M. Komorowski salue le fort taux de participation

Saluant le taux de participation relativement élevé (plus de 54 %) lors de ses premiers commentaires, M. Komorowski a déclaré que sa victoire n'était pas personnelle, mais que la démocratie avait gagné. Plus de 23 millions de Polonais avaient le droit de participer à cette élection.

Père de  cinq enfants et homme politique connu pour son tempérament calme, M. Komorowski deviendra le quatrième chef d'Etat polonais démocratiquement élu depuis la chute du communisme en 1989.

Pour sa part, M. Kaczy?ski a reconnu cette victoire et a dit que son but était de changer la Pologne. Il a ajouté qu'il était optimiste par rapport aux élections municipales et parlementaires qui auront lieu l'an prochain.

Aleksander Kwasniewski, un ancien président de centre gauche qui a effectué deux mandats, s'est dit satisfait du résultat et a dit qu'avec M. Komorowski, le PO aurait "100 % de pouvoirs et 100 % de responsabilité" et devrait répondre aux attentes sociales d'un grand nombre de Polonais.

Il a affirmé que M. Komorowski était un homme politique expérimenté et une personne honnête.

D'après l'ancien dissident Adam Michnik, rédacteur en chef de la Gazeta Wyborcza, de grands défis restent à relever pour le PO suite à la victoire du parti. La Plate-forme civique aura l'aisance du pouvoir et n'aura pas d'excuse pour ne pas réformer l'Etat. C'est le moment aujourd'hui de mettre en place les réformes qu'on promet depuis longtemps, a-t-il écrit.

Le premier ministre Donald Tusk a dit que la Pologne devrait mener une politique économique sage et stricte dans l'espoir de rassembler le soutient du Parlement. Cependant, il a dit que ce ne serait pas une tâche facile au vue des élections parlementaires à venir à l'automne 2011.

S?awomir Sierakowski, sociologue et commentateur pour le journal de gauche Krytyka Polityczna, a dit qu'il ne s'attendant pas à ce que le PO entreprenne les réformes indispensables sur les finances publiques et le budget. Qui donnera un alibi cette fois, le président n'était plus lié à l'opposition? Qu'est-ce qui sera le plus important pour la Plate-forme civique, ma réélection en  2011 ou la réalisation de son propre programme? Le professeur Jadwiga Staniszkis, sociologue, a noté le bon résultat obtenu par Jaroslaw Kaczy?ski. Ce n'était pas un perdant, a-t-il soutenu, sa position de départ était bien inférieure, il a tout de même réussi à devenir un rival important de M. Komorowski.

L'ancien premier ministre Jan Olszewski s'est montré enthousiaste, relevant que ma Pologne restait très divisée entre les riches et les pauvres. Il a été contredit par le professeur Janusz Czapinski, un analyste politique, qui a insisté sur le fait que les profondes divisions auxquelles M. Olszewski avait fait allusion était idéologiques et symboliques.