Athènes s’orienterait vers un nouveau plan d’austérité

La note de la Grèce a de nouveau été abaissée ce week end alors que le gouvernement se dit déterminé à réformer le pays.

EURACTIV.fr

La note de la Grèce a de nouveau été abaissée ce week end alors que le gouvernement se dit déterminé à réformer le pays.

Elles étaient réclamées, elles semblent se préciser. Samedi 21 mai, de nouvelles mesures d’austérité prises par Athènes ont été détaillées dans la presse grecque. Le programme pourrait inclure la réduction des primes pour les fonctionnaires et les employés des entreprises publiques, ainsi que des hausses de taxes et impôts sur un certain nombre de produits et de professions.

Il serait également envisagé de relever les taxes sur les boissons non-alcoolisées et certains types de carburants ou de faire passer un éventail de produits à un taux de TVA supérieur. Un plan d’ajustement budgétaire et de privatisations pourrait être annoncé, lundi 21 mai.

La semaine dernière, le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker avait conditionné l’octroi de nouvelles aides européennes à l’adoption de réformes supplémentaires visant à assainir les finances publiques grecques.

« Convaincre tout le monde »

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble s’est rallié à cette idée ce week end, précisant toutefois que le rapport des inspecteurs du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union européenne (UE) et de la BCE devait être rendu avant que la Grèce ne bénéficie de soutiens additionnels.

Ecartant toute restructuration de dette, le premier ministre grec George Papandréou a tenté de rassurer ses partenaires, rappelant que son pays « doit convaincre tout le monde de sa détermination ».

Parmi les plus sceptiques figurent les agences de notation. Vendredi 20 mai, Fitch a de nouveau dégradé la note de la dette grecque, passant de BB+ à B+. A l’instar de Standard & Poor’s, elle pourrait considérer un allongement des maturités des titres de la dette grecque existants comme un défaut.

Et ce n’est pas la seule menace. « En l’absence d’un programme FMI/UE crédible et totalement financé, la note pourrait tomber à « CCC » indiquant que le défaut de la dette souveraine est probable », a ajouté l’agence.