Barroso annonce une stratégie de développement durable plus ambitieuse [FR]

La relance de la stratégie de développement durable de l'UE passe par une généralisation des études d'impact et par la mise en oeuvre d'une politique énergétique "durable" : telle est  la principale conclusion d'un forum consultatif récemment organisé à Bruxelles. 

La relance de la stratégie de développement durable de l’UE passe par une généralisation des études d’impact et par la mise en oeuvre d’une politique énergétique « durable » : telle est  la principale conclusion d’un forum consultatif récemment organisé à Bruxelles. 

Le forum organisé les 14 et 15 avril se démarquait du format habituel des forums consultatifs organisés au niveau européen, sa structure en « open space » permettant une meilleure implication des participants et des échanges plus spontanés entre ceux-ci. Plus de 35 groupes de travail, dont les thèmes avaient été suggérés par les participants eux-mêmes, ont oeuvré à la définition de nouveaux axes d’action prioritaires pour la stratégie de développement durable de l’UE. 

Le forum a débouché sur les conclusions suivantes :  

  • l’agenda de Lisbonne et la stratégie de développement durable de l’UE sont voués à se renforcer mutuellement, la seconde constituant le cadre global (et davantage inscrit dans le long terme) pour l’ensemble des politiques de l’Union ;
  • les études d’impact intégrées doivent être utilisées en tant qu’instruments mis au service de l’objectif de développement durable. Ces études doivent servir à mesurer l’impact économique, social et environnemental des actions susceptibles d’être mises en oeuvre au niveau euroépen, et ce à un stade pré-législatif ;  
  • l’UE doit se doter d’une stratégie à long terme plus ambitieuse en matière d’énergie durable ;
  • la stratégie européenne de développement durable se caractérise par un manque d’objectifs dans le domaine social : des thèmes tels que la pauvreté, l’exclusion sociale et le vieillissement de la population sont par trop absents du débat actuel ;
  • l’UE doit obtenir de meilleurs résultats en matière de gestion durable des ressources naturelles (PIP, découplage, éco-emballage, transferts de fiscalité – de la fiscalité sur le travail vers la taxation de l’exploitation des ressources non-renouvelables) ; 
  • la libéralisation du commerce au niveau mondial, telle qu’elle est menée dans le cadre de l’OMC, a des conséquences en termes de développement durable : celles-ci doivent être davantage étudiées, et faire l’objet d’un réel débat ;   
  • la stratégie de développement durable de l’UE doit mieux s’appliquer aux niveaux local et régional  : les projets menés à bien grâce aux financements assurés par les fonds structurels doivent faire l’objet d’exigences précises en termes de développement durable.  

Les participants au Forum ont formulé un certain nombre de recommandations spécifiques, soulignant notamment :

  • le besoin d’un Livre blanc consacré au thème d’un nouveau modèle social et culturel européen
  • l’intérêt d’élaborer un programme d’action consacré à la communication et à l’enseignement autour du thème du développement durable – programme doté d’un budget compris entre 20 et 30 millions d’euros ;  
  • la nécessité d’introduire davantage d’horizontalité dans le mode de fonctionnement des services de la Commission, afin de rompre avec l’actuel cloisonnement sectoriel des DG ; 
  • l’utilité d’un organe de suivi et d’évaluation des politiques menées par l’UE dans l’optique de la réalisation des objectifs de développement durable (cet organe pouvant être le Comité économique et social européen).